Paris et Berlin réclament le respect de l'accord de Minsk
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MILAN (Reuters) - François Hollande et Angela Merkel ont plaidé jeudi à Milan pour le respect de la trêve prévue dans l'accord de Minsk passé début septembre entre l'Ukraine, la Russie et des séparatistes pro-russes.
De la pleine application de cet accord dépendra notamment la livraison à la Russie par la France de l'un des deux porte-hélicoptères commandés par Moscou, que Paris a suspendue en attendant une amélioration de la crise ukrainienne.
Ce dossier fera l'objet, vendredi matin à Milan, d'un mini-sommet réunissant les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, ainsi que le président français, la chancelière allemande et le Premier ministre britannique, David Cameron.
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, celui de la Commission, José Manuel Barroso, le nouveau chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ainsi que le président du Conseil italien, Matteo Renzi, assisteront à ce rendez-vous organisé en marge du 10e sommet Europe-Asie.
"Il est du devoir de la Russie de mettre en oeuvre le plan de Minsk. Malheureusement, il y a de grands manquements", a déclaré Angela Merkel à son arrivée.
La chancelière doit s'entretenir en particulier à Milan avec les présidents russe et ukrainien.
François Hollande a déclaré pour sa part que le respect du cessez-le-feu, violé quotidiennement sur le terrain, restait l'une des conditions pour que la France accepte de livrer les Mistral, construits sur les chantiers navals de Saint-Nazaire.
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François Hollande exige pour ce faire que "le cessez-le-feu soit entièrement respecté en Ukraine et que le plan de règlement de la crise, l'accord de Minsk, soit intégralement appliqué".
Le président français doit se prononcer à ce sujet à la fin du mois, après les élections législatives prévues en Ukraine le 26 octobre.
(Elizabeth Pineau, avec James Mackenzie et Andreas Rinke, édité par Yves Clarisse)
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