Les portes des pays voisins se ferment pour les réfugiés syriens
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Les portes des pays voisins se ferment pour les réfugiés syriens
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OSLO (Reuters) - Les pays voisins de la Syrie -Liban, Turquie, Jordanie et Irak- sont en train de réduire fortement le nombre de Syriens qu'ils autorisent à entrer sur leur territoire, car ils ne peuvent plus faire face à l'afflux de réfugiés, ont déclaré jeudi deux ONG humanitaires.
Le nombre de réfugiés qui ont pu fuir la guerre civile dans leur pays est en recul de 88% en octobre par rapport à la moyenne mensuelle de 2013, tombant le mois dernier à environ 18.500 contre plus de 150.000 il y a un an, indiquent l'International Rescue Committee et le Conseil norvégien pour les réfugiés.
Le Liban, la Turquie, la Jordanie et l'Irak ont à eux quatre accueilli plus de trois millions de Syriens depuis le début du conflit en mars 2011, pendant que les pays extérieurs à la région acceptaient d'en accueillir autour de 50.000, soit moins de 2% du total des réfugiés syriens.
"Ce à quoi nous assistons aujourd'hui résulte de notre incapacité à apporter le soutien dont a besoin la région. Nous assistons à un effondrement complet de la solidarité internationale avec les millions de civils syriens", a déclaré Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés.
(Gwladys Fouche; Eric Faye pour le service français)
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