En Irak, une enquête identifie 50.000 "soldats fantômes"
reuters.com

En Irak, une enquête identifie 50.000 "soldats fantômes"
reuters.com
reuters.com

En Irak, une enquête identifie 50.000 "soldats fantômes"
reuters.com
BAGDAD (Reuters) - Une enquête ordonnée par le nouveau Premier ministre Haïdar al Abadi révèle que l'armée irakienne compte quelque 50.000 "soldats fantômes", terme pour qualifier l'absentéisme des militaires en partie responsable du succès de l'offensive des combattants de l'Etat islamique cet été.
L'expression "soldats fantômes" désigne les militaires qui perçoivent une solde et en reversent une partie à des officiers supérieurs afin que ces derniers couvrent leur absence quand ils devraient être en service.
Cette pratique avait pour conséquence d'enrichir les officiers supérieurs tout en laissant les régiments affaiblis par manque d'effectifs.
"Ces 50.000 soldats ont été repérés après une enquête approfondie dans les documents militaires et une enquête de terrain va être menée afin de mettre fin à ce phénomène et à d'autres formes de corruption", a déclaré Rafid Djabouri, porte-parole du Premier ministre Abadi nommé en septembre.
Des responsables locaux à Mossoul ont indiqué que lors de l'offensive menée par l'EI en juin, la ville aurait dû être défendue par 25.000 soldats et policiers mais qu'en réalité, moins de 10.000 militaires étaient effectivement mobilisés.
Les djihadistes s'étaient emparés de la ville presque sans combattre.
Les Etats-Unis, qui ont dépensé des milliards de dollars pour former l'armée irakienne avant d'achever leur retrait en 2011, ont renvoyé des conseillers militaires pour aider à l'entraînement des troupes.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Les services d'Haïdar al Abadi ont annoncé lundi que 24 hauts responsables du ministère de l'Intérieur avaient été mis à la retraite et remplacés par de nouveaux officiers dans le cadre d'un plan de réforme visant à rendre les services de sécurité "plus efficaces contre le terrorisme".
(Dominic Evans; Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com