La Côte d'Ivoire sommée de remettre Simone Gbagbo à la CPI
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AMSTERDAM (Reuters) - Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont sommé jeudi la Côte d'Ivoire de leur remettre Simone Gbagbo, la femme de l'ancien président Laurent Gbagbo, poursuivie pour crimes contre l'humanité.
La première chambre préliminaire du tribunal de La Haye a rejeté l'exception d'irrecevabilité qu'opposait le gouvernement ivoirien à la CPI depuis plus d'un an, arguant enquêter lui-même sur des charges similaires de génocide.
"La Chambre a conclu que les autorités nationales de la Côte d'Ivoire ne prenaient pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo était pénalement responsable du même comportement que celui allégué dans le cadre de l'affaire portée devant la Cour", ont-ils expliqué.
Un mandat d'arrêt de la CPI a été émis en 2012 à l'encontre de Simone Gbagbo pour meurtres, viols et "autres actes inhumains et actes de persécution" pendant le conflit interivoirien entre décembre 2010 et la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011.
Les juges de la CPI ont également confirmé jeudi quatre charges de crimes contre l'humanité à l'encontre de Charles Blé Goudé, un proche de Laurent Gbagbo, et l'ont renvoyé en procès devant une chambre de première instance.
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Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, ancien chef des jeunes partisans de Gbagbo, sont tous deux détenus à la CPI, où l'ancien président est en attente de procès.
Si la Côte d'Ivoire continue de refuser de transférer Simone Gbagbo, la CPI pourrait en référer aux 122 Etats signataires des statuts du tribunal, qui pourraient alors décider d'imposer des sanctions.
(Thomas Escritt; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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