L'Occident ne doit pas écarter une aide militaire à Kiev
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L'occident ne doit pas exclure une aide militaire a kiev
MICHAEL DALDER
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L'occident ne doit pas exclure une aide militaire a kiev
MICHAEL DALDER
MUNICH (Reuters) - L'Occident ne doit pas exclure une option militaire en Ukraine, sous la forme de livraisons d'armes et de matériel plutôt que d'un envoi de troupes, a déclaré samedi le commandant en chef de l'Otan, le général Philip Breedlove.
Il s'agit de son intervention publique la plus forte dans le débat en cours à Washington sur la question d'une livraison éventuelle d'armes défensives aux troupes ukrainiennes.
Le général Breedlove a jugé par ailleurs "totalement inacceptables" les propositions du président russe, Vladimir Poutine, pour l'est de l'Ukraine, en proie depuis près d'un an à un conflit séparatiste.
"Je ne pense pas que nous devions écarter l'option militaire", a dit le général américain à la Conférence de Munich sur la sécurité, en s'adressant à un groupe de journalistes qui lui demandaient s'il était partisan de la livraison d'armes défensives à l'armée ukrainienne. "Il n'est pas question d'envoyer des troupes au sol", a-t-il assuré.
"Les Ukrainiens ont été très clairs dans la demande qu'ils ont adressée à tous les membres de l'Otan et à d'autres pays, ainsi que sur ce dont ils ont besoin pour suppléer à leurs carences en matière d'artillerie, de problèmes de communications et de brouillage", a-t-il dit.
"Les Ukrainiens ont demandé une aide dans tous ces domaines, et les pays concernés en débattent", a-t-il continué.
De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que fournir des armes à l'armée ukrainienne n'aiderait en rien la recherche d'une solution au conflit.
"Je comprends ce débat, mais je crois qu'un surcroît d'armes ne conduira pas aux avancées dont l'Ukraine a besoin. J'en doute fort", a-t-elle dit elle aussi à Munich.
"C'est un fait qu'il (le conflit ukrainien) ne peut pas être résolu militairement, aussi je pense que nous devrions concentrer nos efforts sur d'autres aspects. Il y a déjà une grande quantité d'armes dans la région et je ne crois pas que cela rende plus plausible une solution militaire", a poursuivi la chancelière.
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(Adrian Croft, Eric Faye pour le service français)
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