Le Premier ministre australien se bat pour rester en poste
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Le premier ministre australien se bat pour conserver son poste
© Damir Sagolj / Reuters
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Le premier ministre australien se bat pour conserver son poste
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SYDNEY (Reuters) - Le Premier ministre australien, Tony Abbott, menacé par une motion de censure interne, a décidé d'avancer le vote de vingt-quatre heures pour tenter de prendre les frondeurs de vitesse.
La procédure a été enclenchée vendredi par Luke Simkins, élu du Parti libéral d'Abbott à la Chambre des représentants, la chambre basse du Parlement.
Le vote était initialement prévu mardi, mais dans un communiqué diffusé dimanche, le chef du gouvernement australien annonce qu'il aura lieu lundi afin de mettre un terme le plus vite possible à l'incertitude. Pour aboutir à son renvoi, la motion devra obtenir les voix d'au moins 52 des 102 cadres fédéraux du Parti libéral appelés à voter à bulletins secrets.
Seize mois après son investiture, Tony Abbott est confronté aux difficultés économiques liées à la chute des prix des matières premières.
Sa popularité, tombée à 27%, a aussi pâti de sa décision de remettre une distinction honorifique au prince Philip, l'époux de la reine Elizabeth II d'Angleterre, élevé au rang de chevalier de l'Ordre de l'Australie le jour de la fête nationale du pays. Les républicains australiens y ont vu une insulte, le leader travailliste Bill Shorten a jugé que "décerner un titre de chevalier à la famille royale anglaise était un saut dans le passé".
La gifle infligée le week-end dernier par le Parti travailliste aux libéraux lors de l'élection régionale dans le Queensland n'a pas arrangé les affaires du Premier ministre.
S'il est mis en minorité, Tony Abbott sera, après les travaillistes Kevin Rudd et Julia Gillard, le troisième Premier ministre australien à être limogé à la suite d'une fronde parlementaire depuis 2010.
Aucun de ses ministres ne s'est officiellement déclaré pour l'heure mais les médias australiens estiment que le ministre des Communications, Malcolm Turnbull, pourrait briguer sa succession. Julie Bishop est également pressentie, même si elle a annoncé qu'elle voterait contre la motion de censure.
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(Lincoln Feast et Wayne Cole, Henri-Pierre André pour le service français)
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