Le Niger repousse une attaque de Boko Haram contre une prison
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NIAMEY (Reuters) - L'armée nigérienne a repoussé dans la nuit de dimanche à lundi une attaque lancée par des islamistes de Boko Haram contre la prison de la ville-frontière de Diffa, a-t-on déclaré de source militaire dans cette localité.
Il s'agit de la troisième attaque lancée contre cette ville en quatre jours. Elle intervient alors même que les députés nigériens doivent se prononcer dans la journée par un vote sur la participation du Niger à une offensive régionale contre Boko Haram.
Un témoin a rapporté avoir entendu de violentes fusillades aux alentours de 03h00 (02h00 GMT) qui se sont poursuivies jusqu'en milieu de matinée. L'armée a bouclé la ville et ordonné aux habitants de rester chez eux.
"L'attaque a été repoussée. Des opérations de nettoyage sont en cours depuis ce matin", a-t-on dit de même source. On ignore pour le moment si l'attaque a fait des victimes.
Un membre de la garde nationale nigérienne, qui est chargée de la sécurité de la prison, a indiqué que le Niger détenait une centaine de combattants du groupe islamiste mais qu'aucun ne se trouvait dans le centre de détention attaqué.
"Il est maintenant évident que Boko Haram possède des cellules dormantes et des réseaux dans la ville et la région de Diffa", a dit une source militaire.
Boko Haram, qui cherche à mettre en place un émirat islamique dans le nord-est du Nigeria, a étendu ses opérations au cours de l'année écoulée au Cameroun voisin. Les attaques qui ont visé le bassin du lac Tchad, aux frontières du Nigeria, du Tchad et du Niger, ont provoqué un exode de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés.
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Samedi dernier, les gouvernements du Cameroun, du Tchad, du Niger, du Nigeria et du Bénin se sont entendus pour créer une force régionale de 8.700 hommes chargée de combattre Boko Haram.
(Abdoulaye Massalaki, Eric Faye et Pierre Sérisier pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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