Tsipras confiant de parvenir à un accord avec les Européens
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VIENNE (Reuters) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a réaffirmé lundi sa confiance de parvenir à un compromis avec ses partenaires européens dans les prochains jours sur la question d'un aménagement de la dette de la Grèce.
S'exprimant dimanche soir devant le Parlement lors d'un discours très attendu, Alexis Tsipras a répété que la Grèce n'accepterait pas une prolongation du programme d'aide financière dont elle bénéficie, laissant craindre des tensions lors du sommet prévu jeudi avec les dirigeants de l'Union européenne qui soutiennent cette solution.
Lundi à Vienne, le nouveau chef du gouvernement grec a renouvelé son appel en faveur d'un accord relais couvrant la période du 28 février au 1er juin afin de donner le temps à la Grèce de trouver les moyens de remplacer l'actuel programme.
"Je suis confiant dans le fait qu'il y aura un accord avec nos partenaires sur la base de notre plan", a déclaré Alexis Tsipras après des entretiens avec le chancelier autrichien, Werner Faymann.
"Pour l'instant nous n'avons entendu aucune autre solution alternative viable", a-t-il ajouté, précisant qu'Athènes ne souhaitait pas avoir une relation frontale avec ses créanciers et que le plan qu'il propose n'aura aucun coût pour les contribuables européens.
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"Je ne pense pas qu'il existe de raisons suffisamment graves pour que cet accord entre la Grèce et ses partenaires ne puisse pas voir le jour, hormis des raisons politiques", a-t-il estimé.
La position dessinée par Alexis Tsipras devant la Vouli dimanche va à l'encontre de l'option retenue par les dirigeants de l'Eurogroupe qui font pression pour qu'Athènes sollicite une prolongation de son programme d'aide.
MISE EN GARDE DE JUNCKER
Signe des tensions qui s'accumulent avant la réunion des ministres des Finances mercredi et le Conseil européen de jeudi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a prévenu les Grecs qu'ils ne devaient pas s'attendre à voir les pays membres de la zone euro se plier aux exigences grecques.
"La Grèce ne doit pas considérer que l'état d'esprit général a changé au point que la zone euro va accepter de manière inconditionnelle le programme du gouvernement Tsipras", a dit Jean-Claude Juncker, en visite en Allemagne.
"Je ne pense pas que nous parviendrons rapidement à un accord", a-t-il ajouté lors d'une réunion du Parti social démocrate (SPD) à Nauen, près de Berlin.
Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a appelé le nouveau gouvernement grec à préciser quelles mesures il entendait mettre en oeuvre pour faire face à la crise de la dette "très rapidement".
"Il est nécessaire maintenant d'avoir une initiative pragmatique et non pas de montrer du doigt l'autre camp chaque jour - cela ne mène nulle part", a-t-il dit.
Sigmar Gabriel a estimé que le nouveau gouvernement grec devrait accepter de discuter avec tout le monde, y compris avec la troïka (FMI, BCE et UE).
(Michael Shields, avec Karolina Tagaris, Holger Hansen et Lefteris Papadimas à Athènes, Pierre Sérisier pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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