Brève incursion turque en Syrie pour évacuer des soldats
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Incursion turque en syrie pour evacuer des soldats gardant un mausolee ottoman
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Incursion turque en syrie pour evacuer des soldats gardant un mausolee ottoman
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ANKARA (Reuters) - Des chars turcs appuyés par des drones et des avions de reconnaissance sont entrés en Syrie dans la nuit de samedi à dimanche pour évacuer des soldats affectés à la garde d'un mausolée qu'Ankara considère comme relevant de sa souveraineté et encerclé par des activistes du groupe Etat islamique (EI), a annoncé le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.
Il a précisé qu'une centaine de véhicules militaires, parmi lesquels 39 chars, avaient participé à l'opération et que les 38 soldats qui gardaient la tombe de Souleiman Shah, grand-père du fondateur de l'Empire ottoman, avaient été rapatriés en Turquie.
L'armée a déclaré de son côté que l'opération, la première incursion officielle de soldats turcs sur le sol syrien depuis le début de la guerre civile, n'avait donné lieu à aucun combat mais qu'un soldat avait été tué dans un accident.
Ahmet Davutoglu, qui a tenu une conférence de presse entouré du chef d'état-major de l'armée et du ministre de la Défense, a dit que la Turquie n'avait demandé ni autorisation, ni assistance pour cette mission mais qu'elle avait informé la coalition internationale contre l'Etat islamique une fois l'opération entamée.
Il avait auparavant expliqué sur son compte Twitter que les restes de Souleiman Shah seraient transférés vers un autre site, toujours en territoire syrien mais placé sous contrôle militaire turc.
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Les autorités syriennes n'ont pas réagi à ces annonces dans l'immédiat.
Le gouvernement turc avait dit fin 2014 que des militants de l'Etat islamique s'approchaient du mausolée.
Le tombeau a été déclaré territoire turc par un traité signé avec la France en 1921, alors que la Syrie, comme le Liban, était sous protectorat français.
Ankara avait fait savoir à plusieurs reprises qu'elle défendrait le mausolée de Souleiman Shah en cas d'attaque.
La Turquie est jusqu'à présent restée réticente à toute implication directe dans la campagne contre l'Etat islamique emmenée par les Etats-Unis, en partie parce qu'elle considère que cette campagne doit aussi viser les forces du régime de Bachar al Assad.
L'Etat islamique et d'autres groupes islamistes ont détruit plusieurs tombeaux et mosquées en Syrie au nom d'une interprétation stricte de l'interdiction de la vénération des idoles par l'islam.
(Orhan Coskun, avec Daren Butler à Istanbul,; Patrick Vignal et Marc Angrand pour le service français)
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