Le centre gauche israélien en tête pour les législatives
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L'opposition de centre gauche en tete pour les legislatives israeliennes
© Baz Ratner / Reuters
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L'opposition de centre gauche en tete pour les legislatives israeliennes
© Baz Ratner / Reuters
par Luke Baker
JÉRUSALEM (Reuters) - L'opposition de centre gauche au Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu est bien partie pour arriver en tête des élections législatives du 17 mars en Israël, au vu des dernières enquêtes d'opinion.
Selon les sondages parus vendredi dans deux grands quotidiens israéliens, Yediot Aharonoth et Maariv, l'Union sioniste du travailliste Isaac Herzog et de la centriste Tzipi Livni remporterait 25 ou 26 sièges à la Knesset, sur les 120 sièges que compte le parlement, et le Likoud de Netanyahu 21 ou 22.
La totalité des sondages des trois derniers jours ont donné la même avance à la coalition de centre gauche créée fin 2014 spécialement pour ce scrutin anticipé.
Aucun parti n'a jamais remporté de majorité absolue en Israël qui a toujours été dirigé par un gouvernement de coalition. Et, dans la mesure où les partis de droite et d'extrême-droite sont plus nombreux, les commentateurs estimaient qu'il serait plus facile au Likoud qu'à l'Union sioniste de former une nouvelle coalition, même en cas de courte défaite.
Mais, l'Union sioniste a creusé l'écart en sa faveur et il est aussi apparu que les Arabes israéliens, qui représentent 20% de la population, seraient d'accord pour que la Liste commune, qui regroupe quatre partis arabes, rejoigne une coalition de centre gauche avec l'Union sioniste.
FAILLES
Selon un sondage paru dans le Yediot Aharonoth, ils sont 71% à penser ainsi, tandis que 16% estiment que la Liste, créditée de 13 à 15 sièges, doit soutenir la coalition de l'extérieur.
En cas de victoire, l'Union sioniste devait également avoir le soutien du Meretz (socialiste), crédité de cinq ou six sièges et des centristes de Yesh Atid (13 sièges).
Pour atteindre les 61 sièges nécessaires à la majorité, l'Union sioniste n'aurait alors plus besoin que du soutien de cinq ou six députés.
L'arithmétique est une chose, mais les retournements de dernière minute ne sont pas à exclure dans le jeu complexe des alliances en Israël.
Quand il a convoqué ce scrutin anticipé en décembre dernier, Benjamin Netanyahu semblait en position de force et bien parti pour un quatrième mandat. Mais les trois derniers mois ont montré ses failles après neuf ans de pouvoir étalés sur trois mandats.
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Il a centré sa campagne électorale sur les questions de sécurité et sur les menaces qu'il voit dans le programme nucléaire iranien, même amendé par un accord international, ce qui ne semble pas avoir fait mouche. Les électeurs mettent les questions économiques en tête de leur préoccupations et notamment la flambée des prix des logements et le coût élevé de la vie en général.
DISCOURS CRITIQUÉ
Le discours très critiqué prononcé le 3 mars par Benjamin Netanyahu devant le Congrès des Etats-Unis à propos du programme nucléaire iranien a marqué un tournant. Au lieu lui donner un coup de pouce, alors qu'il apparaissait en prime time à la télévision, cette prestation a tourné en sa défaveur dans les sondages parus eu après.
Ses attaques répétées contre Isaac Herzog, homme de petite taille à la voix légèrement haut perchée, ont fait chou blanc, le chef de file du Parti travailliste ayant révélé dans ses réponses, un esprit vif et son sens de l'humour.
Le conflit avec les Palestiniens a été peu abordé, ce qui tendrait à montrer qu'un nombre croissant d'électeurs sont lassés du style de leadership va-t-en guerre de Netanyahu. Selon un sondage paru dans le quotidien Maariv montre que 72% des Israéliens estiment qu'un changement est nécessaire.
Ces deux derniers jours, "Bibi", comme le surnomment ses partisans, a tenté de reprendre la main. Il a davantage parlé d'économie et de ses idées pour faire baisser les prix du logement. Il a même reconnu ces derniers jours qu'il y avait "un réel danger" qu'il puisse perdre les élections.Il a repris ce thème vendredi, appelant ses partisans à se rendre aux urnes.
"Ne restez pas chez vous et ne gaspillez pas votre bulletin de vote", a-t-il lancé à la radio.
"Je ne serai pas élu si l'écart est trop faible et il y a un réel danger que Tzipi et Bougie forment le prochain gouvernement", a dit Benjamin Netanyahu en appelant Herzog par son surnom.
(Ori Lewis; Danielle Rouquié pour le service français)
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