Les républicains unis contre Hillary Clinton
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Hillary clinton, immense favorite et cible unique des republicains
© Mike Segar / Reuters
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Hillary clinton, immense favorite et cible unique des republicains
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par James Oliphant
WASHINGTON (Reuters) - L'absence d'adversaire à sa hauteur côté démocrate est certes un avantage pour Hillary Clinton, qui vient d'officialiser sa candidature à l'investiture pour la présidentielle américaine de 2016, mais son statut d'immense favorite en fait la cible unique de tous les prétendants républicains.
"Chacun va s'efforcer de démontrer qu'ils est le plus anti-Hillary, le plus dur à son encontre. Ils vont tous s'en prendre à elle", confirme Joe Trippi, stratège démocrate qui a fait partie de l'équipe de campagne d'Howard Dean, gouverneur du Vermont, lorsqu'il s'est présenté face à John Kerry en 2004.
Pour l'ex-First Lady, la difficulté sera donc de garder un ton positif et de ne pas paraître sur la défensive sous le feu nourri de ses adversaires, les coups plus durs encore de leurs comités de soutien, les critiques de la presse et d'une partie de son propre camp.
Le première salve n'a d'ailleurs pas tardé. "Nous devons faire mieux qu'Hillary", clame le probable candidat républicain Jeb Bush sur Twitter. A gauche, le maire progressiste de New York Bill de Blasio a souhaité en savoir plus sur son programme avant de se ranger à ses côtés.
Attaquée sur tous les fronts et accaparée par les ripostes, l'équipe de campagne de l'ancienne secrétaire d'Etat aura toutefois du mal à faire valoir ses propositions.
"Absolument. Elle va être sur la défensive et notre objectif sera de la maintenir dans cet état", explique Jeff Bechdell, porte-parole d'America, un comité d'action politique (PAC) décidé à torpiller sa candidature.
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Face à toute cette adversité, le principal atout d'Hillary Clinton sera son expérience et sa stature incontestable de "femme d'Etat", héritée de son passage à la tête de la diplomatie américaine de 2008 à 2013.
CANDIDATE DES IDÉES
Ted Cruz ou Marco Rubio, respectivement candidat et probable prétendant à l'investiture républicaine, auront du mal à rivaliser avec elle sur ce terrain.
"Les Américains ordinaires ont besoin d'une championne. Je veux être cette championne", dit-elle dans la vidéo diffusée dimanche pour son entrée en lice, qui met l'accent sur la justice sociale sans avancer de propositions concrètes.
Pour Tad Devine, qui a conseillé John Kerry en 2004 et Al Gore en 2000, elle devra également mettre l'accent sur la lutte contre le changement climatique et sur la réforme du financement des campagnes.
"Le meilleur moyen de générer une élan positif, c'est d'annoncer de nouveaux projets. Les campagnes se gagnent au futur. Le meilleur moyen de se projeter dans l'avenir, c'est de parler des propositions qui pourront être mises en oeuvre quand elle sera présidente", souligne-t-il.
Les priorités d'Hillary Clinton, dit son directeur de campagne John Podesta sur Twitter, seront l'"aide à la réussite des familles laborieuses" et le climat.
Comme Tad Devine, Ari Fleischer, membre du service de presse de la Maison blanche pendant la présidence de George W. Bush, pense qu'elle devra compter sur son programme plutôt que sur expérience.
"Le CV, c'est de l'argent à la banque. Elle ne peut pas en avoir plus. Le mieux pour elle, c'est d'être la candidate des idées et des propositions concrètes", dit-il.
(Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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