Hillary Clinton entame sa "conversation" avec les Américains
reuters.com

Hillary en campagne sous le signe de la justice sociale et de la proximite
© Rick Wilking / Reuters
reuters.com

Hillary en campagne sous le signe de la justice sociale et de la proximite
© Rick Wilking / Reuters
MONTICELLO, Iowa (Reuters) - Hillary Clinton s'en est prise mardi aux salaires des grands patrons et aux avantages fiscaux des gérants de portefeuilles financiers, lors de son premier meeting de campagne dans l'Iowa.
La candidate démocrate entrée dimanche dans la course à l'investiture pour l'élection présidentielle de novembre 2016 a souhaité "entamer une conversation" avec les Américains dans le cadre de cette campagne qu'elle a placée sous le signe de la justice sociale et de la proximité.
"Quelque chose ne tourne pas rond quand les gérants d'actifs payent moins d'impôts que les infirmières ou les routiers que j'ai vus sur la route en venant ici ces deux derniers jours", a-t-elle déclaré lors d'une table ronde avec des étudiants et des enseignants du Kirkwood Community College, à Cedar Rapids.
Comme dimanche, lors de son entrée en lice, l'ex-First Lady s'est indignée qu'un patron puisse gagner 300 fois plus que le salaire moyen des ouvriers et a évoqué le coût des études supérieures avec ses interlocuteurs du jour.
"Les gens ont du mal à s'en sortir. Je veux me battre pour eux, pas seulement pour qu'ils s'en sortent, mais pour qu'ils avancent durablement", a-t-elle souligné lors de ce meeting en forme de test inaugural de sa stratégie qui vise à faire taire ceux qui la disent coupée des réalités, un argument qui a sans doute fait mouche en 2008 lors de sa première candidature.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Nous voulons écouter", a résumé mardi Matt Paul, son directeur de campagne dans l'Iowa, ajoutant que l'ex-secrétaire d'Etat participerait à des rassemblements beaucoup plus limités que prévu.
Hillary Clinton, qui est accompagnée de quelques conseillers, a roulé pendant 16 heures au volant d'une camionnette aménagée pour se rendre dans l'Iowa, l'Etat qui donne traditionnellement le coup d'envoi des primaires en janvier.
(Amanda Becker, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
reuters.com