Moscou se renforce à la frontière de l'Ukraine, selon l'Otan
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L’otan estime que la russie se renforce a la frontiere ukrainienne
© Marko Djurica / Reuters
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L’otan estime que la russie se renforce a la frontiere ukrainienne
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WASHINGTON (Reuters) - L'armée russe pourrait avoir profité du récent reflux des tensions dans l'est de l'Ukraine pour entamer les préparatifs d'une nouvelle offensive militaire, a déclaré jeudi au Congrès américain le commandant en chef des forces de l'Otan, le général Philip Breedlove.
En dépit de l'accord de cessez-le-feu conclu en février à Minsk, a-t-il dit, les forces russes ont cherché récemment à se "repositionner" tout en confortant les gains obtenus sur le terrain.
"Un bon nombre de leurs actions peuvent correspondre à des préparatifs d'une nouvelle offensive", a-t-il ajouté.
Pressé de questions par les membres de la commission des Forces armées du Sénat, le général Breedlove a admis qu'il ne pouvait pas prédire avec précision les prochaines décisions de Moscou mais il a estimé que les mouvements observés récemment correspondaient à "la préparation, l'entraînement et l'équipement pour avoir la capacité de lancer de nouveau une offensive".
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), chargée de veiller à l'application du cessez-le-feu, a déclaré que la violence avait nettement diminué depuis la signature de l'accord de Minsk.
Mais pour les Etats-Unis, la Russie dispose aujourd'hui près de la frontière ukrainienne des forces les plus importantes depuis octobre et a déployé des systèmes de défense aérienne supplémentaires, en nombre sans précédent depuis août.
Pour le général Breedlove, la Russie cherche à renforcer son contrôle sur les forces séparatistes de l'est de l'Ukraine "parce qu'il y a eu des dissensions lors de certaines attaques dans le passé".
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Les Etats-Unis ont jusqu'à présent refusé de livrer des armes à l'Ukraine. Pour Philip Breedlove, aucune option ne doit être définitivement écartée mais il n'est pas question de fournir à Kiev les moyens militaires nécessaires pour lui assurer une victoire face à la Russie.
"Ce que nous pensons, c'est que nous devons envisager les moyens de modifier les processus de décision (du président russe Vladimir) Poutine. C'est ce que nous nous efforçons de faire", a-t-il dit.
(Phil Stewart et David Alexander, Marc Angrand pour le service français)
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