Renzi accueille Poutine, parle de divergences avec Moscou
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Matteo renzi recoit vladimir poutine mais ne cache pas leurs divergences
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Matteo renzi recoit vladimir poutine mais ne cache pas leurs divergences
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par Denis Dyomkin et Giulio Piovaccari
MILAN (Reuters) - Le président du Conseil italien Matteo Renzi a accueilli mercredi à Milan Vladimir Poutine, qui effectue une visite d'une journée en Italie et au Vatican, et n'a pas caché les divergences entre son pays et la Russie sur certaines questions.
Deux semaines avant que l'Union européenne se prononce sur une reconduite des sanctions économiques qui frappent Moscou depuis l'annexion de la Crimée en mars 2014, Matteo Renzi a salué "l'amitié traditionnelle italo-russe" mais a aussi évoqué les "positions divergentes" entre les deux pays.
Recevant le président russe à l'Exposition universelle de Milan, le chef du gouvernement italien n'a pas cité explicitement la crise ukrainienne mais a souligné la nécessité de relever "les défis, tant ceux qui nous voient tenir des positions différentes que ceux qui nous rassemblent".
"Nous sommes dans une situation internationale difficile, tant sur des questions qui ne nous rapprochent pas que sur des questions qui devraient nous unir encore plus, dans un scénario international compliqué, à commencer par la menace mondiale du terrorisme", a dit le dirigeant italien.
Il a ajouté être impatient de pouvoir assister en 2018 à la Coupe du monde de football en Russie, excluant implicitement tout boycott de cette compétition par son pays à la suite des scandales qui secouent la Fifa.
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La Russie entretient une relation privilégiée avec l'Italie, jugée par Vladimir Poutine plus sensible à ses arguments et réticente à imposer des sanctions à Moscou.
Réagissant aux critiques émises lors du sommet du G7 dimanche et lundi en Bavière, le Kremlin a déclaré avoir perçu des divergences d'opinion au sein du groupe, une référence implicite à l'Italie.
VISITE AU VATICAN
"Mes partenaires italiens ont toujours mis les intérêts de l'Italie, du peuple italien, en tête de leurs priorités et ils pensent que pour servir les intérêts de leur pays, leurs intérêts économiques et politiques, ils doivent conserver des relations amicales avec la Russie", a déclaré Vladimir Poutine au Corriere della Serra.
Dans le même quotidien, le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, prévient cependant que Rome n'a pas l'intention de changer d'attitude sur la situation en Ukraine.
"L'Italie demeure loyale envers ses alliés tout en ayant une relation spéciale avec la Russie", dit-il, ajoutant que le gouvernement italien ne partage pas la vision de Poutine sur les événements en Ukraine.
Vladimir Poutine se rend ensuite à Rome, où il sera reçu par le président de la République italienne, Sergio Mattarella. Il ira ensuite au Vatican pour une rencontre avec le pape François.
Les Etats-Unis ont demandé au Vatican de profiter de cette visite du président russe pour dénoncer le rôle du Kremlin en Ukraine.
"Il semble bien que la Russie soutient les insurgés et qu'il y ait des soldats russes en Ukraine", a dit Ken Hackett, ambassadeur des Etats-Unis auprès du Saint-Siège.
"C'est peut-être l'occasion pour le Saint-Père de faire part en privé (à Poutine) de ses préoccupations", a-t-il ajouté.
En février dernier, le pape avait parlé du conflit en Ukraine comme d'"une guerre entre chrétiens", sans critiquer Moscou, et l'Eglise orthodoxe russe avait salué cette approche "équilibrée".
Le président russe est accompagné dans cette brève visite par plusieurs hommes d'affaires, notamment Vladimir Dmitriev, dirigeant de la banque publique de développement VEB, et Igor Setchine, patron de la compagnie pétrolière publique Rosneft.
(Avec James MacKenzie et Philip Pullella; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français)
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