Les Palestiniens remettent des documents à la CPI sur Gaza
reuters.com

Les palestiniens remettent des documents a la cpi sur gaza
IBRAHEEM ABU MUSTAFA
reuters.com

Les palestiniens remettent des documents a la cpi sur gaza
IBRAHEEM ABU MUSTAFA
LA HAYE (Reuters) - L'Autorité palestinienne a pour la première fois remis jeudi à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye plusieurs documents, notamment sur les crimes présumés commis par les forces israéliennes lors de son offensive dans la bande de Gaza en juillet et août 2014.
L'Autorité palestinienne a officiellement adhéré en avril à la CPI, dont la procureure Fatou Bensouda avait ouvert en janvier une enquête préliminaire sur les événements de Gaza.
Israël dément avoir commis des crimes de guerre lors de l'opération "Bordure protectrice" de l'été dernier, lancée en réponse aux tirs de roquettes sur le territoire israélien, et accuse le Hamas de s'être servi des civils comme de boucliers humains.
Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Ryad al Maliki, a rencontré Fatou Bensouda au siège de la CPI et lui a remis des documents sur le conflit de l'an dernier, sur les colonies juives dans les territoires occupés et sur le sort des prisonniers palestiniens détenus par les Israéliens.
"La Palestine constitue un test pour la crédibilité des mécanismes internationaux, (...), un test que le monde ne peut se permettre de rater. La Palestine a décidé de demander la justice, pas la vengeance", a dit Ryad al Maliki.
Il a précisé que les procureurs de la CPI se rendraient dans les territoires palestiniens et qu'une date, qu'il n'a pas précisée, avait été fixée pour cette visite. Les magistrats internationaux ne peuvent se rendre à Gaza et dans les territoires occupés qu'en passant par Israël.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Lundi dernier, une commission d'enquête indépendante mise en place par l'Onu a déclaré que l'armée israélienne et les groupes palestiniens armés s'étaient livrés à des exactions susceptibles d'être assimilées à des crimes de guerre lors du conflit de l'an dernier.
Dans leur rapport publié à Genève après une année de travail, les enquêteurs jugent notamment que l'incapacité d'Israël à modifier le cours de son opération "Bordure protectrice" en dépit des pertes humaines et des destructions matérielles massives soulève la question de violations potentielles dont se serait rendue coupable la direction politique et militaire de l'Etat hébreu.
La guerre a opposé durant 50 jours l'armée israélienne aux groupes palestiniens armés, dont le Hamas qui contrôle le territoire palestinien depuis juin 2007. Le conflit a fait plus de 2.100 morts côté palestinien, dont 1.462 civils, selon les enquêteurs. Israël a perdu 67 soldats et les tirs palestiniens sur le territoire israélien ont tué six civils.
(Thomas Escritt, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)
reuters.com