Un migrant meurt électrocuté à la frontière gréco-macédonienne
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Un migrant meurt electrocute a la frontiere greco-macedonienne
ALEXANDROS AVRAMIDIS
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Un migrant meurt electrocute a la frontiere greco-macedonienne
ALEXANDROS AVRAMIDIS
IDOMENI, Grèce (Reuters) - Un migrant marocain de 22 ans est mort électrocuté jeudi près d'une voie ferrée à la frontière entre la Macédoine et la Grèce, où des affrontements ont opposé pour la deuxième journée consécutive les policiers macédoniens à des dizaines de manifestants.
Quelque 3.000 personnes, en majorité venues du Pakistan, d'Iran et du Maroc, sont bloquées depuis plusieurs semaines côté grec du poste-frontière d'Idomeni et veulent passer en Macédoine pour gagner ensuite l'Europe occidentale.
La Macédoine a érigé dans ce secteur une clôture métallique pour empêcher le passage des migrants et prévoit de la prolonger pour couvrir au total plus de 40 kilomètres.
Comme la veille, des dizaines de migrants ont lancé jeudi des pierres sur les policiers macédoniens, qui ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes.
Les affrontements ont commencé samedi dernier quand un migrant, probablement marocain lui aussi, a été grièvement brûlé par électrocution en tentant de monter sur un wagon.
Amnesty International a demandé à la Macédoine de mettre fin à sa politique "discriminatoire".
L'agence européenne Frontex, chargée de la coordination de la surveillance aux frontières extérieures de l'UE, a annoncé jeudi qu'elle allait aider les Grecs dans leurs tâches administratives le long de la frontière avec la Macédoine.
Les agents de Frontex prêteront main forte aux Grecs pour enregistrer les migrants mais ne devraient ni patrouiller le long de la frontière, ni assurer des gardes, a-t-on précisé de source grecque autorisée.
Début octobre, Frontex avait demandé aux Etats membres de l'UE un renfort de 775 gardes mais n'en a jusqu'ici obtenu que 447, a déclaré dans un communiqué son directeur exécutif, Fabrice Leggeri.
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(Alexandros Avramidis, avec les rédactions d'Athènes, Skopje, Genève et Berlin, Guy Kerivel pour le service français)
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