La famille des tireurs de San Bernardino n'avait rien vu venir
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La famille des tireurs de san bernardino ne se doutait de rien
© Mike Blake / Reuters
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La famille des tireurs de san bernardino ne se doutait de rien
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par Yasmeen Abutaleb et Lisa Baertlein
SAN BERNARDINO, Californie (Reuters) - Syed Rizwan Farook et Tashfeen Malik, le couple qui a tué 14 personnes mercredi en Californie avant de tomber sous les balles de la police, n'avaient rien laissé entrevoir de leurs projets, a déclaré vendredi l'avocat de leur famille.
Leurs proches, a déclaré David Chelsey sur CNN, "n'ont jamais vu le moindre signe d'alerte, la moindre caractéristique qui les aurait conduit à penser qu'une chose de ce genre allait se produire".
"Il y a si peu de choses pour comprendre ou expliquer ce qui s'est produit ou pourquoi cela s'est produit", a poursuivi l'avocat de la famille.
Farook, qui était âgé de 28 ans, et Malik, 27 ans, laissent derrière eux une petite fille de six mois, qu'ils avaient confiée à sa grand-mère avant de gagner l'Inland Regional Center où ils ont ouvert le feu en pleine fête de fin d'année organisée par l'agence des services sociaux de San Bernardino. Farook était un employé de cette agence, il était chargé de l'inspection sanitaire de restaurants et de piscines.
Sur NBC News, son beau-frère, Farhan Khan, a donné libre cours à la colère qu'il éprouve contre lui. "Dans nos vies, des gens ne peuvent avoir d'enfant. Dieu leur a fait le cadeau d'une fille. Et ils l'ont abandonnée... Pour quel résultat ?", a-t-il dit.
La tuerie de mercredi, qui a fait également 21 blessés, est la plus meurtrière aux Etats-Unis depuis la mort de 27 personnes, dont vingt enfants et le tireur, un jeune homme solitaire, en décembre 2012 dans l'école élémentaire Sandy Hook de Newtown, dans le Connecticut.
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QUEL MOBILE ?
Quarante-huit heures après la fusillade, les enquêteurs s'efforcent toujours de déterminer les raisons de ce massacre et n'excluent pas qu'il soit lié à une idéologie extrémiste. Pour autant, les éléments recueillis à ce stade de l'enquête ne permette pas d'établir de connexion avec un groupe djihadiste comme l'Etat islamique (EI), disent les autorités.
Le directeur du FBI à Los Angeles, David Bowdich, a ainsi souligné jeudi qu'aucune piste ne pouvait être exclue mais qu'il serait "irresponsable et prématuré" pour l'heure d'imputer la tuerie à un acte de terrorisme.
Barack Obama a indiqué pour sa part qu'il était "possible que ce soit lié au terrorisme". "Mais nous n'en savons rien. Il est possible aussi que ce soit lié à un problème d'ordre professionnel", a-t-il ajouté.
Les enquêteurs espèrent "faire parler" les ordinateurs, les téléphones portables et autres équipements électroniques qu'utilisait le couple.
Ils ont aussi découvert à leur domicile une importante quantité de munitions (4.500 cartouches en plus des 1.600 qui se trouvaient à l'intérieur de leur voiture) et douze bombes artisanales.
La fusillade de San Bernardino présente notamment comme caractéristique d'avoir été commise par deux tireurs quand la plupart des tueries de masse les plus meurtrières de ces dernières années étaient l'oeuvre d'hommes agissant seul, à l'exception du lycée Columbine en 1999 dans le Colorado et d'une équipée sanglante de deux hommes en 2002 à Washington.
(avec Doina Chiacu à Washington, Henri-Pierre André pour le service français)
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