L'Irak réclame le départ des troupes turques dans les 48 heures
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L'irak exige le retrait des troupes turques dans les 48 heures
© Jonathan Ernst / Reuters
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L'irak exige le retrait des troupes turques dans les 48 heures
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BEYROUTH/BAGDAD (Reuters) - Le Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, a réclamé dimanche le départ des troupes turques du nord de l'Irak dans les 48 heures faute de quoi son pays étudiera toutes les options, y compris celle de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies.
Dans un communiqué, Haïdar al Abadi a déclaré que le récent déploiement de centaines de soldats turcs près de la ville de Mossoul, contrôlée par le groupe Etat islamique, avait été effectué sans le consentement du gouvernement irakien, qui le considère comme une violation de la souveraineté nationale.
La Syrie a également condamné dimanche "la violation flagrante du territoire irakien par les Turcs, qui ne fait que confirmer le rôle destructeur (joué par Ankara) contre la Syrie et l'Irak".
L'Irak a dénoncé dès samedi une violation de sa souveraineté après l'entrée dans la province de Ninive d'"environ un bataillon" turc, dont il a exigé le retrait immédiat.
Le ministre irakien de la Défense, Khaled al Obeidi, s'est entretenu dimanche au téléphone avec son homologue turc et a renouvelé cet appel à un retrait immédiat.
Dans un communiqué, il précise que son interlocuteur a justifié l'envoi de soldats turcs par la nécessité de protéger les conseillers qui forment dans la région les combattants irakiens anti-djihadistes. Mais leur nombre est bien trop élevé pour expliquer leur présence par cet unique objectif, a dit le ministre irakien.
Ankara assure que les soldats turcs ont été envoyés dans la région de Bachika, au nord-est de Mossoul, pour entraîner des forces irakiennes qui se prépareraient à lancer une offensive contre cette grande ville du nord de l'Irak contrôlée depuis juillet 2014 par le groupe Etat islamique (EI).
Le président irakien Fouad Massoum a dénoncé une "violation du droit international" susceptible d'accentuer les tensions régionales.
Le ministère irakien des Affaires étrangères a quant à lui qualifié l'initiative turque d'"incursion" et a rejeté toute opération militaire menée sans coordination avec le gouvernement de Bagdad. L'ambassadeur turc à Bagdad a été convoqué pour s'expliquer.
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Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu s'est étonné de ces déclarations, assurant que les soldats avaient été envoyés dans le cadre d'une rotation de routine dans ce camp d'entraînement établi il y a un an, selon lui, à la demande de l'ancien gouverneur de Mossoul et en accord avec le ministère irakien de la Défense.
(John Davison et Stephen Kalin à Bagdad, Tangi Salaün, Guy Kerivel et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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