Référendum constitutionnel en République centrafricaine
reuters.com

Referendum constitutionnel en republique centrafricaine
© Stefano Rellandini / Reuters
reuters.com

Referendum constitutionnel en republique centrafricaine
© Stefano Rellandini / Reuters
BANGUI (Reuters) - Un référendum constitutionnel est organisé dimanche en République centrafricaine dans le cadre d'un processus électoral que dénoncent les ex-rebelles de la Séléka, partisans de la formation d'un nouveau gouvernement de transition.
L'adoption attendue de la nouvelle Constitution ouvrira la voie aux élections présidentielle et législatives fixées au 27 décembre, appelées à parachever le retour d'un processus démocratique dans un pays toujours dirigé par un cabinet et une présidente de transition.
Les opérations de vote ont commencé avec du retard dans un bon nombre de quartiers de la capitale, Bangui, où des files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote.
Des tirs entendus dans la nuit aux abords du quartier PK5, où vivent retranchés les musulmans de la ville, se sont poursuivis dimanche dans la matinée. Des habitants de cette enclave musulmane ont marché en direction du siège de la mission des casques bleus de l'Onu pour se plaindre de ne pas pouvoir aller glisser leur bulletin dans l'urne.
Dans un communiqué diffusé dimanche matin, la coalition de la Séléka a estimé que les conditions - parmi lesquelles le retour des réfugiés - n'étaient pas réunies pour permettre un déroulement des prochaines élections.
"La République centrafricaine n'est pas prête à organiser des élections inclusives, démocratiques, crédibles, sûres et transparentes", ont estimé les ex-rebelles. "Une troisième équipe de transition, consensuelle, est nécessaire. Les élections et le référendum doivent être annulés", ajoutent-ils.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

La République centrafricaine a sombré dans le chaos au début 2013, les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, s'emparant alors de Bangui. Les exactions qu'ils commettaient ont entraîné des représailles de la part des milices chrétiennes anti-balaka et le pays a connu des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de près d'un demi-million d'habitants.
Ce mois-ci, Nourredine Adam, chef de l'une des principales composantes de la Séléka, a menacé de s'opposer à la tenue des scrutins dans les secteurs sous son contrôle.
Le porte-parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji, a reconnu qu'il y avait eu plusieurs incidents à Bangui et dans d'autres parties du pays. Malgré cela, la situation est calme dans l'ensemble et la participation au référendum est bonne, a-t-il ajouté.
(Anthony Fouchard et Sebastien Lamba, Eric Faye pour le service français)
reuters.com