Ecoles fermées à Los Angeles à la suite d'une fausse alerte
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Fausse alerte a los angeles
JASON REDMOND
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Fausse alerte a los angeles
JASON REDMOND
par Alex Dobuzinskis
LOS ANGELES (Reuters) - Une grande partie des écoles publiques de Los Angeles, accueillant 643.000 élèves, ont été fermées mardi à la suite de menaces d'attentat, ont annoncé les autorités locales accusées d'avoir sur-réagi à ce qui s'apparente à un canular.
Plus de 1.500 établissements scolaires ont été inspectés sans qu'aucun objet suspect ne soit retrouvé. Et le maire de la ville, Eric Garcetti, a annoncé dans la soirée que les enquêteurs du FBI estimaient désormais que la menace n'était pas crédible.
"Ce que nous savons, c'est que nos enfants pourront retourner en toute sécurité à l'école demain (mercredi)", a-t-il ajouté.
Mais le maire et le chef de la police de Los Angeles, Charlie Beck, ont réaffirmé qu'ils avaient pris la bonne décision en fonction des informations dont ils disposaient alors.
La prétendue menace était contenue dans un courriel envoyé via une adresse IP à Francfort en Allemagne, mais qui, selon les autorités, pourrait émaner en fait des Etats-Unis.
Une alerte similaire a été reçue par les autorités new-yorkaises, qui l'ont jugée non crédible.
"Au vu des circonstances, je ne pouvais prendre aucun risque", s'est justifié Ramon Cortines, "super-intendant" des écoles de Los Angeles.
La Californie a été le théâtre le 2 décembre dernier d'une fusillade qui a fait 14 morts et 22 blessés. L'attaque, commise par un couple de musulmans radicalisés se réclamant de l'organisation Etat islamique (EI), a été qualifiée de "terroriste" par les autorités.
Selon Charlie Beck, le courriel de menace faisait mention de fusils d'assaut et autres armes à feu, de même que de l'usage d'explosifs. Le chef du LAPD a ajouté qu'il était "irresponsable" de critiquer la décision prise par les autorités, une première en plus de dix ans.
Une source proche de la police a cependant déclaré à Reuters que les autorités de Los Angeles avaient ordonné la fermeture des écoles sans consulter au préalable le FBI, qui conduit toute enquête susceptible d'être liée au terrorisme. Affirmation démentie par le maire Garcetti.
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A New York, un commissaire de la police locale, William Bratton, a estimé lui que Los Angeles avait "sur-réagi" à la menace.
Elu démocrate de Californie à la Chambre des représentants, Brad Sherman a confié au New York Times que l'auteur du courriel prétendait être un musulman dévot prêt à mener "avec 32 amis djihadistes" des attaques à la bombe, au gaz innervant et au fusil d'assaut parce qu'il avait été victime de harcèlement au lycée.
Le nombre élevé d'assaillants impliqués dans cette pseudo-opération de même que l'absence répétée de capitale au mot "Allah" écrit à plusieurs reprises dans le texte ont, a-t-il ajouté, alimenté les doutes sur sa crédibilité.
(avec Dan Whitcomb à Los Angeles et Mark Hosenball à Washington; Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service français)
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