La déprime pétrolière rejaillit sur Wall Street
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La cloture des marches americains
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La cloture des marches americains
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par Abhiram Nandakumar
NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé la séance de mercredi en baisse, accentuant ses pertes dans les derniers échanges sous la pression d'Apple et d'un baril de Brent revenu tutoyer le plus bas de 11 ans qu'il avait inscrit la semaine passée.
Le brut a rétrocédé ses gains de mardi en raison de prévisions anticipant un hiver court en Amérique du Nord et en Europe, qui ajoutent au marasme d'un marché par ailleurs saturé.
D'autant que le ministre saoudien du Pétrole Ali al Naimi a déclaré que son pays, premier exportateur mondial de brut, n'entendait pas limiter sa production et qu'il pouvait répondre à une augmentation de la demande.
Le brut a accentué son repli avec l'annonce d'une hausse de 2,6 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière, alors que les analystes prévoyaient en moyenne une baisse de 2,5 millions.
Le contrat de février sur le Brent a touché un plus bas de séance de 36,35 dollars le baril, à moins de 40 cents de son plancher de 11 ans.
A Wall Street, l'indice Dow Jones a cédé 117,11 points (0,66%) à 17.603,87 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 15 points (0,72%) à 2.063,36. Le Nasdaq Composite a laissé 42,09 points (0,82%) à 5.065,85.
L'indice S&P de l'énergie a subi le recul le plus prononcé de la séance, de 1,47%. Les pétroliers Chevron et Exxon Mobil ont perdu 1,27% et 1,33% respectivement.
Cet indice est en recul de plus de 23% depuis le début de l'année, de loin la pire performance sectorielle, suivi par l'indice des matières premières qui laisse un peu plus de 9% et abandonne 1,04% ce mercredi.
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"Les traders ne regretteront pas 2015 c'est sûr! Ce fut l'une de ces années où la plupart des catégories d'actifs ne donnent rien", a dit Jeff Kravetz (U.S. Bank Wealth Management).
"Je ne vois rien qui puisse sonner la charge", a noté Donald Serkin (National Securities). "Je serai déjà bien content si on finit l'année là où on est actuellement".
Apple est la valeur qui a le plus pesé sur les trois indices, lâchant 1,31%, la firme à la pomme continuant de subir les craintes d'une baisse des ventes d'iPhones l'an prochain.
Par ailleurs, Apple payera 318 millions d'euros au fisc italien pour solder un différend et signera en 2016 un accord avec Rome sur les impôts dus en Italie au titre de 2015 et au-delà, selon une source proche du dossier.
Aux valeurs encore, Pep Boys-Manny, Moe & Jack recule de 2,9%. Icahn Enterprises, holding de l'investisseur activiste Carl Icahn qui gagne presque 1%, a annoncé ce mercredi le rachat de l'équipementier automobile pour un milliard de dollars environ, le japonais Bridgestone ayant décidé de jeter l'éponge.
Fairchild Semiconductor International prend 3,7%. Le spécialiste des semiconducteurs a annoncé mardi avoir reçu une offre non sollicitée révisée de Party G à 21,70 dollars par action contre 20 dollars pour l'offre amicale d'ON Semiconductor présentée mi-novembre. Ce dernier laisse 1,58%.
Weight Watchers a flambé de 19%, alignant une troisième séance dans le vert, conséquence du lancement la semaine dernière par la chaîne de diététique d'une campagne de publicité avec l'animatrice de télévision Oprah Winfrey.
(Wilfrid Exbrayat pour le service français)
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