Les Bourses européennes ouvrent l'année en nette baisse
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La cloture des bourses europeennes
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PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont débuté l'année 2016 lundi par une séance de net repli en raison du réveil des inquiétudes liées à la Chine, qui ont déjà semé l'agitation sur les marchés au cours d'une bonne partie du deuxième semestre 2015.
À Paris, le CAC 40 a chuté de 2,47% (114,61 points) à 4.522,45 points. Le Footsie britannique a cédé 2,39% et le Dax allemand 4,28%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a abandonné 3,14% et le FTSEurofirst 300 2,78%.
La Bourse de New York reculait dans les mêmes proportions au moment de la clôture en Europe.
Le ton de la journée sur les places mondiales a été donné en Chine, où la séance a été écourtée avec l'activation d'un tout nouveau "coupe-circuit" créé après le krach de l'été dernier. L'indice CSI300 des principales grandes valeurs cotées à Shanghai et à Shenzhen perdait alors 6,98%, sa plus lourde perte en pourcentage depuis la fin août.
Au-delà de l'annonce d'un dixième mois consécutif de recul de l'activité du secteur manufacturier chinois en décembre, des doutes persistent sur la capacité de Pékin à assurer la stabilité des marchés. Ce "coupe-circuit" entrait en vigueur lundi et l'interdiction de certaines transactions décidée l'été dernier sera bientôt levée.
En Europe, où l'indice de la volatilité a bondi de 21,75% à quasiment 27, tous les secteurs ont fini dans le rouge, en particulier l'automobile (-4,48%), particulièrement sensible à la Chine.
Contre la tendance, Bouygues a pris 1,67% à Paris, seule hausse du CAC 40, après les informations du Journal du Dimanche selon lesquelles le groupe et Orange (-1,84%) ont signé un accord de confidentialité.
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Le marché du pétrole connaît lui aussi une journée très volatile. Après avoir bondi d'environ 4% en raison des tensions au Moyen-Orient, avec la décision de l'Arabie saoudite de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran, les cours se sont retournés à la baisse avec le recul des marchés actions américains, le Brent revenant vers les 37 dollars le baril.
L'accès de volatilité sur les marchés a favorisé un mouvement de repli vers les valeurs refuges telles que le yen, repassé sous les 120 pour un dollar, ou l'or, qui prend plus de 1% à 1.072 dollars l'once.
(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)
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