L'Equateur reconnaît limiter l'accès d'Assange à internet
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L'equateur limite l'acces d'assange a internet
© Peter Nicholls / Reuters
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QUITO (Reuters) - L'Equateur a reconnu mardi avoir partiellement restreint l'accès à internet de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks qui vit depuis 2012 dans l'ambassade du pays latino-américain en Grande-Bretagne.
WikiLeaks affirme que Julian Assange n'a plus accès à internet depuis dimanche après la diffusion par le site de documents confidentiels obtenus par piratage informatique au sujet d'Hillary Clinton, candidate démocrate à l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis.
Le gouvernement équatorien a déclaré que WikiLeaks était seul responsable de la diffusion de ces documents et que lui-même ne voulait pas se mêler du processus électoral aux Etats-Unis ni favoriser l'un des deux candidats à la Maison blanche.
"A cet égard, l'Equateur, exerçant son droit souverain, a provisoirement restreint l'accès à une partie de son système de télécommunications à son ambassade au Royaume-Uni", dit le gouvernement dans un communiqué.
"L'Equateur ne cède pas aux pressions d'autres pays", ajoute-t-il, en allusion aux soupçons selon lesquels l'administration démocrate à Washington aurait fait pression sur les autorités équatoriennes après la diffusion par WikiLeaks de ces documents susceptibles de nuire à Hillary Clinton.
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Le président équatorien Rafael Correa soutient de longue date le droit à la liberté d'expression de Julian Assange. Il a aussi déclaré le mois dernier à Russia Today: "Pour le bien des Etats-Unis et du monde (...) j'aimerais qu'Hillary gagne."
Julian Assange vit à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis juin 2012. Quito lui a accordé l'asile quand la justice britannique a autorisé son extradition en Suède, où il est soupçonnés de violences sexuelles.
(Alexandra Valencia; Bertrand Boucey pour le service français)
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