Au sud de Mossoul, l'EI a emmené des familles dans sa fuite, selon l'Onu
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L'ei a emmene des familles dans sa fuite au sud de mossoul
© Thaier Al-Sudani / Reuters
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L'ei a emmene des familles dans sa fuite au sud de mossoul
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GENEVE (Reuters) - Les djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) ont contraint 1.500 familles à se retirer avec eux de la ville irakienne de Hammam al Alil, au sud de Mossoul, et ont parallèlement enlevé 295 ex-membres des forces de sécurité irakienne, a rapporté mardi l'office du Haut Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme (OHCHR).
Les enlèvements ont eu lieu la semaine dernière, alors que les forces engagées sur l'offensive lancée sur Mossoul progressaient en direction de la plus grande ville tenue par les djihadistes de l'EI.
Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, a ajouté que ces victimes seraient soit utilisées comme "boucliers humains", soit exécutées.
Les familles de Hammam al Alil, ville à une quinzaine de kilomètres au sud de Mossoul reprise ce week-end par les forces pro-gouvernementales irakiennes, ont été acheminées vers l'aéroport de Mossoul, a-t-elle précisé.
"Le sort de ces civils est pour l'instant indéterminé", a ajouté Ravina Shamdasani lors d'un point de presse à Genève.
Les ex-soldats des forces irakiennes de sécurité ont été enlevés à Mawali, un village situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Mossoul, et dans des villages proches du Tal Afar, au sud-ouest de la ville.
L'OHCHR ne peut en revanche confirmer des informations de presse relatives à la découverte d'une fosse commune à Hammam al Alil mais indique qu'elle se trouve dans le même secteur, le collège agricole de la ville, où l'Onu a signalé que 50 officiers de police avaient été exécutés le mois dernier.
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(Tom Miles; Henri-Pierre André pour le service français)
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