Les socialistes français espèrent un "effet Trump" positif pour 2017
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Le ps espere un “effet trump "positif pour 2017
© Regis Duvignau / Reuters
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Le ps espere un “effet trump "positif pour 2017
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PARIS (Reuters) - Les socialistes français espèrent que l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis permettra de rassembler la gauche, dont la division actuelle obère selon eux toute chance de remporter la présidentielle en 2017.
"La gauche est prévenue! Continuons nos enfantillages irresponsables et ça sera Marine Le Pen", a réagi sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, alors que les candidatures à gauche se multiplient.
Dans un texte publié sur son site internet, le Parti socialiste a estimé, à propos de l'élection de Donald Trump et du Brexit, que "face à cette menace qui pèse sur nos démocraties et nos valeurs progressistes, les démocrates et progressistes doivent plus que jamais se rassembler et travailler ensemble à bâtir un horizon commun et partagé".
Un proche de François Hollande expliquait quelques jours avant l'élection américaine qu'une victoire de Donald Trump serait politiquement favorable non seulement à Marine Le Pen mais peut-être également à la gauche, qui serait ainsi poussée à se rassembler.
Malgré des sondages très défavorables, "il peut y avoir un basculement. Le président sait très bien que rien ne se passe jamais comme prévu", expliquait cette source, en confirmant que François Hollande restait sur l'idée d'attendre décembre pour dire s'il est ou non candidat à sa succession.
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"A un moment, quelqu'un peut éteindre et rallumer la lumière et la scène n'est plus la même", poursuivait la source, expliquant que "pour gagner, il faut un management de l'incertitude et être un très bon théoricien du chaos".
A en croire l'entourage de François Hollande, les tensions entre le chef de l'Etat et Manuel Valls sont désormais passées, alors même que le Premier ministre semble avoir nettement profité de ses déclarations critiques après la publication du livre "Un président ne devrait pas dire ça".
Manuel Valls gagne ainsi dix points dans le baromètre Ifop-Fiducial de novembre pour Paris-Match et Sud Radio, à 50% d'opinions favorables, redevenant la personnalité de gauche préférée des Français.
Le Premier ministre devance le chef de l'Etat dans toutes les familles politiques et notamment chez les sympathisants socialistes (55% contre 43%). Il gagne 12 points au PS, 14 points au Front de gauche, neuf points chez les écologistes.
Emmanuel Macron mûrit quant à lui sa décision. Selon une journaliste du quotidien Les Echos, l'ancien ministre de l'Economie pourrait annoncer sa candidature le 16 novembre.
L'entourage de François Hollande n'a pas perdu l'espoir de faire revenir Emmanuel Macron sous la bannière du chef de l'Etat si ce dernier décide de se présenter, et assure qu'il est le seul à pouvoir empêcher son ancien protégé de se présenter.
"Le seul qui a construit toute sa vie politique sur le rassemblement, c'est François Hollande", poursuivait la source proche du chef de l'Etat. "Il n'y a pas le choix, s'il n'y a pas de synthèse, de rassemblement, la gauche ne peut pas exercer le pouvoir."
(Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet)
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