Intérêt accru aux USA sur l'émigration vers le Canada, la Nouvelle-Zélande
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L’interet augmente aux usa sur l'emigration vers le canada, la nouvelle-zelande
© Christinne Muschi / Reuters
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L’interet augmente aux usa sur l'emigration vers le canada, la nouvelle-zelande
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TORONTO/WELLINGTON (Reuters) - Le principal site internet des services canadiens de l'immigration a été saturé dans la nuit de mardi à mercredi alors que se profilait la victoire surprise de Donald Trump aux Etats-Unis, et la Nouvelle-Zélande a fait état elle aussi d'un net accroissement du trafic sur son site dédié au demandes de visa de résidence.
D'après des fonctionnaires de l'immigration néo-zélandaise, plus de 1.593 dossiers ont été déposés en ligne par des citoyens des Etats-Unis depuis le 1er novembre, soit 50% de plus que sur une semaine classique.
Entre les 7 octobre et 7 novembre, le site New Zealand Now a reçu 80% de visites en plus provenant d'internautes nord-américains, soit 41.000 connexions.
Ces demandes semblent témoigner de velléités d'exil de certains électeurs des Etats-Unis, à l'image de ce qui s'est produit au Royaume-Uni après la victoire surprise du camp du Brexit au référendum du 23 juin.
L'Irlande notamment avait enregistré une forte hausse des demandes de passeports émanant de ressortissants britanniques souhaitant rester citoyens de l'Union européenne.
Aux Etats-Unis, l'idée de partir s'installer au Canada si Donald Trump l'emportait s'est d'abord installé comme une plaisanterie tandis que les sondages laissaient entrevoir une victoire de la démocrate Hillary Clinton.
Rod Drury, directeur général de la société Xero, une entreprise spécialisée dans les logiciels de gestion basée en Nouvelle-Zélande mais comptant des salariés aux Etats-Unis, confirme.
Au départ, dit-il, une partie de ces derniers ironisaient sur leurs perspectives de carrière au siège néo-zélandais en cas de victoire du milliardaire républicain. Mais l'humour a laissé place à des demandes bien plus concrètes.
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"Je reçois de nombreux messages me demandant un emploi en Nouvelle-Zélande, et nous répondons 'Yes, you can'", ajoute-t-il en allusion au slogan de campagne de Barack Obama en 2008. "Il sera intéressant de voir si cela se traduit en décision véritable, pour l'heure, c'est une conversation active qui tend à devenir plus sérieuse", poursuit-il.
(Jeffrey Hodgson à Toronto et Charlotte Greenfield à Wellington; Henri-Pierre André pour le service français)
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