Accord en Lituanie pour une coalition de gouvernement
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VILNIUS (Reuters) - L'Union des paysans et des Verts (centre droit) a annoncé mercredi avoir accepté de former une coalition de gouvernement en Lituanie avec le Parti social-démocrate (centre gauche), à la suite des élections organisées le 23 octobre.
Relativement marginale jusqu'alors sur la scène politique lituanienne, l'Union des paysans et des Verts est devenue la première force politique du pays avec 54 des 141 sièges du parlement monocaméral.
L'homme qui a dirigé sa campagne, Saulius Skvernelis, est pressenti pour le poste de Premier ministre.
Pour la première fois en quinze ans dans le pays balte, le chef du gouvernement ne sera donc pas issu du Parti social-démocrate, auquel appartient le Premier ministre sortant Algirdas Butkevicius, ni de l'Union de la patrie (conservateurs).
Le parti vainqueur, dirigé par l'homme d'affaires Ramunas Karbauskis, a promis durant la campagne de former un gouvernement de techniciens à même de juguler l'émigration vers les autres pays plus prospères de l'Union européenne.
La nouvelle coalition, qui devrait prendre ses fonctions le mois prochain, entend s'atteler en outre aux inégalités. "Priorité va être donnée à l'éducation", a déclaré Ramunas Karbauskis à la presse.
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La Lituanie affiche une croissance économique annuelle de l'ordre de 2% à 3% alors qu'elle était plus de deux fois plus forte il y a dix ans, ce qui alimente les craintes d'une partie de la population sur le fait que le pays pourrait avoir du mal à combler son retard sur ses partenaires de l'UE.
La population est passée de 3,3 millions d'habitants il y a dix ans à 2,9 millions.
Durant la campagne, Ramunas Karbauskis a déclaré qu'un gouvernement dirigé par l'Union des paysans et des Verts se montrerait plus interventionniste dans le domaine économique, avec notamment la création d'un monopole d'Etat sur la vente d'alcool ou la constitution d'une banque publique qui entrerait en concurrence avec les établissements privés.
Il a aussi prévenu que son parti ne reconnaîtrait pas le mariage homosexuel.
(Andrius Sytas, Gilles Trequesser, avec Bertrand Boucey, pour le service français)
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