Obama et Clinton prônent l'unité derrière une présidence Trump
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Obama et clinton appellent a l'unite derriere une presidence de trump
BRIAN SNYDER
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Obama et clinton appellent a l'unite derriere une presidence de trump
BRIAN SNYDER
par Steve Holland et John Whitesides
WASHINGTON (Reuters) - Un jour après sa victoire choc aux élections présidentielles américaines, Donald Trump se rendra ce jeudi à la Maison blanche sur invitation de Barack Obama, le président sortant ainsi que la candidate malheureuse au scrutin Hillary Clinton appelant à l'unité derrière le futur locataire de la Maison blanche.
Ces appels interviennent alors que des milliers de manifestants ont défilé dans les rues des grandes villes américaines pour protester contre Donald Trump, condamnant les propos polémiques tenus par l'homme d'affaires lors de sa campagne à l'égard des immigrés, des musulmans et d'autres catégories de population.
A l'issue d'une des campagnes présidentielles les plus acrimonieuses des Etats-Unis, au cours de laquelle le magnat immobilier a notamment été accusé de jouer sur les divisions du pays, les principaux protagonistes de l'échiquier politique espèrent ouvrir un chapitre plus apaisé.
"Donald Trump va être notre prochain président. Nous lui devons d'avoir l'esprit ouvert et (lui laisser) la chance de diriger", a déclaré Hillary Clinton devant ses partisans après avoir reconnu une défaite électorale "douloureuse" face à Donald Trump.
Le succès inattendu de l'homme d'affaires new-yorkais âgé de 70 ans, qui deviendra le 20 janvier le 45e président des Etats-Unis et succédera à Barack Obama à la Maison blanche, met fin à huit années d'administration démocrate et place la première puissance mondiale sur une voie nouvelle et incertaine.
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Le président sortant, qui s'était fortement engagé dans la campagne d'Hillary Clinton, tenant à l'occasion des propos peu amènes à l'égard de Donald Trump, a déclaré qu'il tenait à assurer avec de dernier une transition aussi réussie que possible.
"Nous souhaitons désormais tous qu'il réussisse à unifier à et à diriger le pays. Nous ne sommes pas, au premier chef, ni des démocrates ni des républicains, nous sommes d'abord des Américains", a dit Barack Obama.
PREMIERS NOMS ÉVOQUÉS POUR LA FUTURE ADMINISTRATION
Au bout d'une longue nuit électorale, la victoire du milliardaire a été annoncée mercredi vers 07h30 GMT lorsqu'il est apparu qu'il avait réuni plus de 270 grands électeurs sur 538, la majorité absolue requise pour accéder à la présidence.
Les républicains conservent parallèlement le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
S'exprimant à son QG new-yorkais dans la foulée de sa victoire, le futur président des Etats-Unis avait le premier lancé un appel à l'unité au terme d'une campagne qui a mis en lumière de manière souvent crue les divisions profondes de la société américaine.
"Il est temps pour nous de nous rassembler", a-t-il déclaré. "Je serai le président de tous les Américains."
Changeant lui aussi de ton après avoir dénoncé sans relâche pendant des mois "Hillary la véreuse" et réclamé qu'elle soit jetée en prison, Donald Trump a déclaré devant ses partisans en liesse avoir remercié sa rivale pour son action et une campagne durement menée.
Sa directrice de campagne, Kellyanne Conway, a cependant dit mercredi que le camp républicain n'excluait pas de nommer un procureur spécial pour enquêter sur les éventuels agissements d'Hillary Clinton, comme Donald Trump en avait brandi la menace le mois dernier pendant un débat télévisé.
Donald Trump a commencé à travailler sur la composition de sa future équipe, ont dit des sources, l'homme d'affaires prévoyant de placer à des postes ses soutiens les plus fidèles pendant la campagne.
Selon des sources au fait du processus de la passation de pouvoir, Jeff Sessions, un sénateur de l'Alabama qui a été l'un des plus fervents soutiens de l'homme d'affaires au Congrès, devrait décrocher un poste de premier plan, peut-être celui de secrétaire à la Défense.
Newt Gingrich, ancien "speaker" de la Chambre des représentants et le sénateur du Tennessee de Bob Corker étaient de leur côté pressentis pour être secrétaire d'Etat. Le second préside la commissions des relations internationales du Sénat.
(Avec les rédactions de Reuters, Pierre Sérisier, Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)
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