Kerry appelle le département d'Etat à coopérer avec Trump
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Kerry ordonne au departement d'etat de cooperer avec trump
CLODAGH KILCOYNE
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Kerry ordonne au departement d'etat de cooperer avec trump
CLODAGH KILCOYNE
SYDNEY (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dit jeudi qu'il avait ordonné aux responsables de son ministère de coopérer pleinement avec la future administration du président élu Donald Trump.
Il fait ainsi écho au président Barack Obama, qui a dit mercredi qu'il tenait à assurer une transition aussi réussie que possible avec Donald Trump, qui prendra sa place à la Maison blanche le 20 janvier et a promis de revenir sur ses réformes à l'intérieur comme à l'extérieur.
John Kerry a dit que le personnel du département d'Etat ne devait pas perdre de vues les sujets importants auxquels étaient confrontés les Etats-Unis.
"Une des belles choses de la démocratie - et nous nous enorgueillissons tout particulièrement aux Etats-Unis - est cette passation de pouvoir si incroyablement pacifique", a-t-il dit à des journalistes en Nouvelle-Zélande.
John Kerry est de passage dans le pays avant de se rendre en Antarctique. Fin octobre, 24 pays, dont les Etats-Unis, et l'Union européenne se sont entendus vendredi pour créer le plus grand parc marin du monde dans l'océan Antarctique, dont 1,55 million de kilomètres carrés seront désormais protégés.
"Nous ferons tout ce qui est notre pouvoir, et c'est ce que j'ai ordonné à nos équipes, de travailler le plus pleinement et le plus ouvertement possible avec la future administration, d'être le plus utile possible afin que la passation de pouvoir se passe le mieux possible sans que ce soient perdus de vue les dossiers importants pour nous", a ajouté le secrétaire d'Etat.
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Certains des spécialistes républicains de politique étrangère qui s'étaient opposés à Donald Trump au cours de la campagne présidentielle ont dit mercredi qu'ils n'entendaient pas changer d'avis à la suite de la victoire de l'homme d'affaires à l'élection présidentielle.
Début août, 50 responsables de la sécurité nationale républicains, dont un ancien directeur général de la CIA, ont estimé que Donald Trump n'avait pas les qualifications nécessaires pour diriger le pays, ajoutant qu'il serait "le président le plus imprudent de l'histoire américaine".
Certains diplomates de carrière pourraient de leur côté devoir trancher entre une démission en raison de leur désaccord avec les principes de politique étrangère de la nouvelle administration et la possibilité d'influencer de l'intérieur cette politique.
"Je ne m'attends pas à un exode massif", a toutefois déclaré Mark Toner, porte-parole du département d'Etat.
(Colin Packham, avec la contribution de Matt Spetalnick et Arshad Mohammed à Washington, Benoît Van Overstraeten pour le service français)
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