L'ex-président péruvien Humala dans le collimateur de la justice
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L'ex-president peruvien ollanta humala dans le collimateur de la justice
© Mariana Bazo / Reuters
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LIMA (Reuters) - Les procureurs péruviens disent disposer d'éléments suffisants pour déclarer l'ex-président Ollanta Humala coupable de blanchiment d'argent, l'accusant d'avoir accepté des fonds illicites versés par des entreprises brésiliennes et vénézuéliennes du BTP, a fait savoir vendredi le parquet général.
Un magistrat a accédé à la demande des procureurs d'ordonner à Ollanta Humala de verser 50.000 soles (14.670 dollars) de caution pour s'assurer qu'il comparaîtra bien devant la justice et coopérera à l'enquête sur le blanchiment d'argent qui a été ouverte peu après la fin de son quinquennat en juillet.
Humala a démenti à plusieurs reprises toute malversation et assure qu'il coopérera pleinement avec les procureurs.
Le procureur German Juarez dit disposer "d'éléments sérieux et fondés en vue d'une condamnation", au nombre desquels des documents et des dépositions de témoins et d'informateurs.
Pour autant, les procureurs n'ont pas encore fait inculper Humala, ancien officier de l'armée qui fut naguère un allié du défunt président vénézuélien Hugo Chavez avant de remporter la présidentielle de 2011 sur un programme de gauche plus modéré.
Selon German Juarez, Humala a accepté des fonds illicites de deux sociétés du BTP, Odebrecht et OAS, pour financer ses campagnes présidentielles de 2006 et 2011. Ces deux entreprises nient avoir commis quoi que ce soit d'illégal.
(Mitra Taj; Eric Faye pour le service français)
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