Ouverture du procès du meurtrier de l'élue britannique Jo Cox
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Ouverture du proces du meurtrier de jo cox
© Neil Hall / Reuters
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LONDRES (Reuters) - La parlementaire britannique Jo Cox, assassinée en pleine rue à quelques jours du référendum du 23 juin sur le Brexit, a été victime d'un meurtre prémédité à mobile idéologique, a déclaré lundi le procureur à l'ouverture du procès de son assassin.
Des témoins ont entendu Thomas Mair, 53 ans, répéter à plusieurs reprises "Britain First" ("La Grande-Bretagne d'abord") pendant l'attaque, a dit Richard Whittam aux jurés du tribunal d'Old Bailey, la haute cour criminelle de Londres.
Thomas Mair a ouvert le feu à trois reprises sur Jo Cox puis l'a poignardée plusieurs fois alors qu'elle arrivait à une permanence électorale à Birstall, dans le nord de l'Angleterre.
Le meurtre de cette mère de famille âgée de 41 ans, militante ardente du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, avait choqué la Grande-Bretagne et entraîné la suspension pendant plusieurs jours d'une campagne électorale qui devenait de plus en plus délétère.
Thomas Mair est également jugé pour avoir grièvement blessé à coups de couteau un homme de 77 ans qui avait tenté de s'interposer.
"Pendant le meurtre, de nombreux témoins ont entendu Thomas Mair dire à plusieurs reprises 'Britain First'", a dit le procureur Richard Whittam.
"Thomas Mair avait l'intention de la tuer dans ce qui a constitué un meurtre prémédité et planifié pour un mobile politique et/ou idéologique", a-t-il ajouté.
Le mois dernier, l'assassin avait refusé de répondre à la question du juge qui lui demandait s'il reconnaissait sa culpabilité. Il plaidera donc non coupable pendant le procès, qui devrait durer deux semaines et est considéré comme une affaire terroriste.
Lors de sa première comparution devant un juge après son arrestation, Thomas Mair avait déclaré que son nom signifiait "mort aux traîtres, liberté pour la Grande-Bretagne".
"Britain First" est le slogan du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip), parti anti-immigration et anti-européen qui militait de longue date pour la sortie de l'UE.
(Michael Holden; Tangi Salaün pour le service français)
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