Ouverture du procès de deux Ouïghours pour l'attentat de Bangkok
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Ouverture du proces de deux ouighours pour l'attentat de bangkok
© Chaiwat Subprasom / Reuters
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BANGKOK (Reuters) - Le procès de deux Chinois de souche ouïghoure, accusés d'avoir joué un rôle dans un attentat à la bombe à Bangkok en 2015, s'est ouvert mardi en Thaïlande, après trois reports liés à un problème d'interprètes.
Vingt personnes, dont 14 étrangers, avaient péri le 17 août 2015 dans l'explosion d'une bombe au sanctuaire hindouiste Erawan, l'attentat le plus meurtrier de ce genre commis sur le sol thaïlandais.
Yusufu Mieraili et Adem Karadag (également connu sous le nom de Bilal Mohammed) ont comparu mardi devant une cour martiale à Bangkok. Ils ont à répondre de dix accusations, dont celles de meurtre et de détention illégale d'explosifs.
Selon la police, les deux hommes ont avoué avoir joué un rôle dans l'attentat. Mais les deux accusés nient être impliqués dans l'attentat et affirment qu'on leur a extorqué des aveux.
L'ambassade de Chine à Bangkok a fourni aux accusés deux interprètes mardi, mais ceux-ci ont été récusés par les intéressés, qui protestent contre le traitement réservé par Pékin à la communauté ouïghoure.
Les Ouïghours, musulmans turcophones, vivent dans la région autonome spéciale du Xinjiang, dans l'extrême ouest de la Chine. La région connaît une activité séparatiste émanant d'une frange de la communauté ouïghoure.
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(Aukkarapon Niyomyat; Eric Faye pour le service français)
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