Obama met en garde contre la tentation nationaliste et populiste
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Obama met en garde contre le populisme
© XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters
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Obama met en garde contre le populisme
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ATHENES (Reuters) - Pour son dernier voyage en Europe avant de laisser la Maison blanche à Donald Trump en janvier, Barack Obama a mis en garde contre la montée du nationalisme et déploré que les excès de la mondialisation fassent les beaux jours des mouvements populistes aux Etats-Unis comme dans le reste du monde.
A son arrivée en Grèce, le président américain a estimé que la défiance des électeurs envers les élites et les institutions expliquait dans une large mesure non seulement l'élection de Donald Trump, mais aussi l'enthousiasme qu'a suscité Bernie Sanders pendant les primaires démocrates.
"Quand vous voyez Donald Trump et Bernie Sanders, deux candidats très atypiques, remporter un tel succès, c'est qu'ils font clairement mouche sur quelque chose: une suspicion à l'égard de la mondialisation et une volonté de contrôler ses excès", a déclaré Barack Obama.
Sans établir de comparaison directe avec le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni, le président américain a souligné que les mouvements populistes à gauche comme à droite de l'échiquier politique se nourrissaient de ce rejet de la mondialisation.
"Je crois que, au-delà d'une élection ou d'un mouvement en particulier, nous allons devoir nous prémunir contre une montée d'une forme de nationalisme grossier ou d'appartenance ethnique ou de communautarisme qui se construit autour d'un 'eux' contre 'nous'", a-t-il insisté.
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"Je ne m'excuserai jamais pour avoir dit que l'avenir de l'humanité et l'avenir du monde vont être définis par ce que nous avons en commun par opposition à ce qui nous sépare", a poursuivi Barack Obama en citant l'exemple de la construction européenne, porteuse après la Seconde Guerre mondiale d'une période de paix et de prospérité sans précédent.
"Aux Etats-Unis, nous savons ce qui arrive quand nous nous divisons sur des bases raciales, religieuses ou communautaires. C'est dangereux", a-t-il conclu.
(Jeff Mason; Tangi Salaün pour le service français)
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