Obama dresse un sombre tableau de la situation en Syrie
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Obama presente sa vision tres sombre de la situation en syrie
© Kevin Lamarque / Reuters
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Obama presente sa vision tres sombre de la situation en syrie
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par Jeff Mason
LIMA (Reuters) - Le président américain Barack Obama a présenté dimanche sa vision très sombre de la situation en Syrie en soulignant que le soutien de la Russie et de l'Iran au président syrien Bachar al Assad avait encouragé la répression des rebelles.
"Je ne suis pas optimiste sur les perspectives à court terme en Syrie", a déclaré Barack Obama lors de la conférence de presse de clôture du sommet de la Coopération Asie-Pacifique (Apec) au Pérou.
"Une fois que la Russie et l'Iran ont décidé de soutenir Assad (et de lancer) une campagne aérienne brutale et essentiellement une pacification d'Alep sans tenir compte des victimes civiles, des enfants tués ou blessés, des écoles ou des hôpitaux détruits, alors il est très difficile de voir un moyen par lequel même une opposition entraînée et modérée puisse défendre durablement son territoire", a déclaré le président sortant américain.
Le chef de la Maison blanche s'est entretenu pendant environ quatre minutes dimanche avec son homologue russe Vladimir Poutine au sujet de la Syrie et de l'Ukraine. C'était sans doute la dernière rencontre entre les deux chefs d'Etat avant le départ de Barack Obama et l'arrivée de Donald Trump à la Maison blanche le 20 janvier prochain.
Lors de la conférence de presse, Obama a raconté avoir dit à Poutine lors de cette rencontre éclair qu'il était très préoccupé par le drame syrien et a dit avoir plaidé pour la mise en place d'un cessez-le-feu.
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EN PROIE AU CHAOS
"A ce stade, il va falloir qu'il y ait un changement de la manière dont toutes les parties réfléchissent (...) pour que nous mettions fin à la situation là-bas", a déclaré Obama.
"Il ne fait pas de doute qu'il continuera à y avoir des forces extrémistes en Syrie et autour parce qu'elle sera en proie au chaos pendant encore un certain temps."
Dans le cadre du programme d'aide militaire supervisé par la CIA, des rebelles syriens modérés ont reçu des armes et une formation en coordination avec la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Jordanie.
Trump a fait connaître son opposition à un soutien américain aux rebelles, disant vouloir se concentrer sur la lutte contre l'Etat islamique. Il a même dit que pour combattre l'EI, il n'excluait pas de coopérer avec la Russie, le grand allié de Bachar al Assad, qui bombarde les rebelles en Syrie depuis plus d'un an.
Le président américain a également évoqué les questions qu'il se pose sur la Syrie depuis cinq ans maintenant. Il a conclu, a-t-il dit, que les Etats-Unis n'avaient pas de fondement juridique pour une implication militaire en Syrie et que le faire aurait été une "erreur stratégique" compte tenu de la nécessité de stabiliser l'Afghanistan et l'Iran tout en luttant globalement contre l'Etat islamique.
Sur le terrain, les combats ont fait de nouvelles victimes civiles, dimanche à Alep, où huit enfants ont été tués dans une école bombardée par les rebelles côté Ouest.
(Avec Dustin Volz et Caren Bohan à Washington; Danielle Rouquié pour le service français)
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