Regain de tensions interreligieuses à Djakarta
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Regain de tensions interreligieuses a djakarta
IQRO RINALDI
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Regain de tensions interreligieuses a djakarta
IQRO RINALDI
DJAKARTA (Reuters) - Le président indonésien, Joko Widodo, a lancé jeudi un appel au calme et des hélicoptères de la police ont largué des tracts au-dessus de Djakarta à la veille d'une nouvelle journée de manifestation de la communauté musulmane.
Le pays qui compte le plus grand nombre de musulmans de la planète traverse une nouvelle phase de tensions interreligieuses depuis que le gouverneur chrétien de Djakarta, Basuki Tjahaja Purnama, a été accusé d'avoir insulté le Coran.
Le 4 novembre, quelque 100.000 manifestants musulmans ont défilé dans la capitale pour réclamer son éviction. De brèves échauffourées ont éclaté, faisant un mort et plus de 100 blessés.
Le président Widodo, qui s'est entretenu depuis avec des responsables politiques et religieux ainsi qu'avec les chefs des services de sécurité, a accusé des "acteurs politiques", sans les identifier, d'avoir attisé les tensions.
"Je ne veux transmettre qu'un seul mot : l'optimisme. N'oublions pas ce mot, même si la situation politique est un peu tendue", a-t-il dit jeudi lors d'un forum d'investisseurs.
La police, qui prévoit de déployer 18.000 agents, a largué pour sa part quelque 50.000 tracts au-dessus de Djakarta. Elle met en garde contre les conséquences de troubles à l'ordre public ou d'"activités subversives", des délits qui peuvent être passibles selon leur degré de gravité de la réclusion criminelle à perpétuité, voire de la peine de mort
"Il s'agit de mesures de sécurité supplémentaires et préventives pour rappeler à la population qu'elle ne doit pas enfreindre la loi", a déclaré le porte-parole de la police de Djakarta, Awi Setiyono.
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Plusieurs organisations musulmanes modérées ont également lancé des appels à la retenue. Mais la police redoute que des groupes radicaux ne tentent de détourner la manifestation de vendredi afin de déstabiliser le pouvoir.
Le gouverneur Purnama, premier chrétien d'origine chinoise élu à ce poste, a provoqué le raidissement des relations entre communautés religieuses par ses propos sur l'utilisation du Coran par ses adversaires en vue de l'élection de février prochain. Il est visé depuis la semaine dernière par une enquête pour blasphème.
(Kanupriya Kapoor et Hidayat Setiaji, Henri-Pierre André pour le service français)
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