Schulz renonce à un nouveau mandat au Parlement européen
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Schulz renonce a un nouveau mandat au parlement europeen
FRANCOIS LENOIR
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Schulz renonce a un nouveau mandat au parlement europeen
FRANCOIS LENOIR
par Alastair Macdonald et Philip Blenkinsop
BRUXELLES (Reuters) - Le président du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, a annoncé jeudi qu'il renonçait à briguer en janvier un troisième mandat à la tête de l'institution pour pouvoir se consacrer à la préparation de sa candidature aux élections législatives de septembre 2017 en Allemagne.
"Je ne serai pas candidat pour un troisième mandat en tant que président du Parlement européen", a dit le social-démocrate de 60 ans, dans un message lu de Bruxelles et retransmis sur le réseau interne du Parlement.
"L'année prochaine, je vais me présenter aux élections pour le Bundestag comme tête de liste du SPD (Parti social-démocrate allemand) en Rhénanie du Nord-Westphalie", a-t-il ajouté.
Martin Schulz, qui est régulièrement cité comme possible candidat du SPD à la chancellerie allemande face à Angela Merkel (CDU) qui a annoncé dimanche qu'elle serait candidate à un quatrième mandat, n'a pas évoqué ses ambitions dans ce domaine.
Il n'a pas non plus dit si le poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de "grande coalition" constitué par le bloc CDU-CSU et le SPD l'intéressait.
L'actuel chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, doit devenir en février président de la République fédérale, et selon les médias allemands, le président du Parlement européen a le profil idéal pour lui succéder.
A Strasbourg, le départ de Martin Schulz ouvre la voie à l'élection d'un candidat du Parti populaire européen (PPE-centre droit) à la présidence du Parlement européen, conformément à un accord d'alternance passé de longue date.
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JUNCKER "REGRETTE" LE DÉPART DE SCHULZ
Parmi les candidatures, celle du Français Alain Lamassoure (Les Républicains) - ancien président de la commission des budgets du parlement européen qui attendait la décision de Martin Schulz pour se déclarer - est jugée comme l'une des hypothèses les plus sérieuses au sein du PPE.
Si les conservateurs, qui ont formé de fait une grande coalition avec le centre-gauche incarné par Schulz, s'assurent en janvier la présidence du parlement européen, les trois grandes instances européennes se retrouveront dirigées par le centre-droit, un cas de figure à l'origine de discussions sur des changements au sein de la Commission européenne et du Conseil européen.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait pressé ses collègues conservateurs au parlement de faire en sorte que Schulz reste en fonctions, dans l'intérêt de la stabilité, après la décision des Britanniques de quitter l'UE.
Il a démenti avoir menacé de démissionner si Schulz était acculé au départ mais a dit jeudi qu'il "regrettait" qu'il parte.
Lors d'une conférence de presse, jeudi, Juncker comme le président du Conseil européen Donald Tusk ont éludé une question sur la possibilité d'une démission de l'un d'entre eux.
Donald Tusk a le soutien des pays de l'UE pour accomplir un deuxième mandat, même si son propre pays, la Pologne, ne le soutient pas, étant dirigée actuellement par une frange politique plus à droite que le président du Conseil européen.
(avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français)
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