Scènes de liesse à Miami à l'annonce de la mort de Castro
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La communaute cubaine a miami celebre la mort de castro
© Javier Galeano / Reuters
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La communaute cubaine a miami celebre la mort de castro
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par Nicole Martinez
MIAMI (Reuters) - Feux d'artifice et concerts de casseroles: la mort de Fidel Castro a été accueillie avec joie tard dans la nuit de vendredi à samedi dans les rues de Little Havana, le quartier de la communauté cubaine de Miami.
Devant le Restaurant Versailles, longtemps le point de ralliement des Cubains en exil en Floride, un embouteillage de voitures, klaxons enfoncés, s'est formé à l'annonce du décès de l'ancien dirigeant tandis que des centaines de passants laisser éclater leur joie en brandissant des drapeaux cubains et états-uniens.
"C'est le plus beau jour de ma vie, les Cubains sont enfin libres", se réjouit Orlidia Montells, âgée de 84 ans, qui dit attendre ce moment depuis plus de cinquante ans.
Non loin d'elle, Hugo Ravelo, 83 ans, ancien employé de casino, dit son espoir que la mort de Castro va apporter du changement dans son île natale. Mais il ajoute que cet espoir est ténu. "L'autre est toujours là", soupire-t-il en évoquant Raul Castro, le frère de Fidel qui lui a succédé en 2006 à la tête de Cuba.
Le maire de Miami, Tomas Regalado, estimait samedi aux premières heures que cette fête dans les rues de Little Havana, où vivent plus d'un million de Cubains-Américains, pourrait bien durer des jours entiers.
Carlos Gimenez, le maire de Miami-Dade County, qui inclut Miami, souligne lui que "son décès referme un chapitre très douloureux pour les Cubains dans l'île et pour les Cubains-Américains partout dans le monde, y compris les milliers d'habitants de Miami-Dade County qui ont été personnellement affectés par sa dictature cruelle et brutale".
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Gimenez, né à Cuba et émigré aux Etats-Unis au moment de la révolution de 1959, a ajouté dans un communiqué qu'il espérait que ces manifestations de joie resteraient pacifiques et a indiqué qu'il n'avait pas l'intention pour l'instant de relever le niveau de vigilance des forces de sécurité en activant le centre d'opérations d'urgence.
A contre-courant, Luis Torres, étudiant en médecine de 28 ans, souligne que Castro était encore admiré pour avoir osé défié les Etats-Unis et mis à terre le système de classes qui régnait dans l'île sous la dictature de Fulgencio Batista. "Beaucoup le voient comme un héros qui s'est tenu debout contre les Etats-Unis", rapporte-t-il.
(Henri-Pierre André pour le service français)
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