Onze blessés dans une attaque au couteau dans une université de l'Ohio
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Abdoul razak ali artan blesse 11 personnes a l'ohio state university
HANDOUT
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Abdoul razak ali artan blesse 11 personnes a l'ohio state university
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CLEVELAND, Ohio (Reuters) - Onze personnes ont été blessées lundi dans une attaque à la voiture et au couteau à l'Ohio State University, à Columbus, avant que l'unique suspect, un étudiant d'origine somalienne, ne soit abattu par la police.
La piste terroriste n'est pas exclue à ce stade, ont annoncé un parlementaire américain ainsi qu'une seconde source gouvernementale.
Le suspect, Abdul Razak Ali Artan, a été tué par un policier qui travaillait sur le campus, après avoir foncé en voiture sur un groupe de personnes avant d'attaquer ses victimes avec un couteau de boucher, a annoncé Monica Moll, directrice de la sécurité de l'établissement.
Originaire de Somalie, Abdul Razak Ali Artan était doté d'un titre de séjour en règle, selon deux sources gouvernementales. Le chef de la police de l'université rapporte qu'il était âgé de 20 ans.
Seul un des onze blessés souffre de blessures graves, ont précisé les pompiers de Columbus. Une porte-parole de l'hôpital universitaire où a été conduite cette personne a annoncé lundi soir que la vie d'aucune des victimes n'était en danger.
Selon le représentant démocrate Adam Schiff, membre de l'Intelligence Committee de la Chambre des représentants, les agences de renseignement participent à l'enquête.
"Cela porte les marques d'une attaque terroriste menée par quelqu'un qui aurait pu se radicaliser seul", a-t-il déclaré dans un communiqué.
Un autre responsable qui a requis l'anonymat a dit à Reuters qu'aucun lien avec une organisation terroriste n'avait encore été clairement établi.
Le journal de l'université, la "Lanterne", a publié lundi sur son site une interview publiée en août du jeune homme, étudiant en troisième année en gestion logistique.
Il y évoque son changement d'université (il étudiait précédemment au Columbus State Community College, dans la même ville) et compare défavorablement les infrastructures offertes aux étudiants musulmans.
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"Nous avions des salles de prière, de vraies salles où nous pouvions aller prier, car en tant que musulmans nous devons prier cinq fois par jour", déclarait-il selon le journal.
L'étudiant dit également craindre de prier devant tout le monde: "Je voulais prier en plein air, mais j'avais un peu peur avec tout ce qui circule dans les médias."
(Alex Dobuzinskis; Julie Carriat pour le service français)
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