Berlin se prépare à accueillir le premier G20 de l'ère Trump
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L'allemagne assumera la presidence du g20 de l'ere trump
© Fabrizio Bensch / Reuters
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L'allemagne assumera la presidence du g20 de l'ere trump
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par Paul Carrel
BERLIN (Reuters) - L'Allemagne assumera la présidence du G20 à partir de jeudi, une tribune qu'Angela Merkel veut employer à défendre la coopération multilatérale que le président américain nouvellement élu Donald Trump a menacé de remettre en cause.
Avec un Barack Obama sur le départ, la chancelière allemande, qui brigue un quatrième mandat, continue plus que jamais de plaider pour une alliance occidentale qui soulève bien des interrogations avec la nouvelle donne politique qui s'installera aux Etats-Unis le 20 janvier.
"Shaping an Interconnected World" ("Formons un monde interconnecté") est le slogan choisi par l'Allemagne pour sa présidence du Groupe des Vingt (G20), foyer de coordination des politiques économiques mondiales depuis la crise financière de 2008.
Des hauts fonctionnaires allemands, qui reconnaissent en privé que la présidence du G20 ne sera pas aisée, insistent sur le fait que ces quelques mots illustrent leur volonté de faire progresser la mondialisation à travers la coopération internationale plutôt que de revenir en arrière.
Ils veulent aborder les sujets qui peuvent fâcher, notamment le libre-échange et le changement climatique, sur lesquels Donald Trump s'est déjà exprimé.
"Cela promet d'être passionnant, vivant, controversé", estime un délégué du G20.
Trump a par exemple déclaré que la Chine - membre du G20 - "est en train de nous tuer" au plan du commerce international et qu'il prendrait des mesures pour réduire le déficit commercial américain avec elle, même s'il fallait en passer par l'accusation de manipulation des monnaies.
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LA POLITIQUE CLIMATIQUE
Sous les termes généraux de stabilité, durabilité et responsabilité, l'Allemagne entend rendre l'économie mondiale plus résistante, rapprocher les enjeux climatiques des politiques énergétiques, et contribuer au développement de l'Afrique pour enrayer de nouvelles vagues migratoires.
Sur le front climatique, aucune nouvelle avancée n'est attendue, Trump ayant déjà menacé de dénoncer l'Accord de Paris de 2015.
Sur le plan économique, les Allemands veulent affiner les rouages financiers pour stabiliser l'économie mondiale.
Ils soulignent également que l'OMC (Organisation mondiale du commerce) doit demeurer l'instance suprême du commerce international et voient une urgence à négocier face à un récent regain de protectionnisme.
Trump avait laissé entendre, durant sa campagne électorale, que les Etats-Unis pourraient se retirer de l'OMC s'il ne pouvait pas renégocier comme il le souhaitait les conditions de certains accords.
Roberto Azevedo, le directeur général de l'OMC, avait déclaré la semaine dernière que rien ne prouvait que Trump mettrait sa menace à exécution.
"L'isolationnisme ne sera pas la solution", a commenté un délégué du G20.
Berlin souhaite enfin renforcer l'investissement privé sur un continent africain où la population s'accroît rapidement pour parer notamment à toute nouvelle vague migratoire.
Le prochain sommet du G20 se déroulera à Hambourg les 7 et 8 juillet prochains.
(Avec Gernot Heller, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)
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