Un délégué irakien à l'Opep prédit un accord sur la production
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par Rania El Gamal et Alex Lawler
VIENNE (Reuters) - Les ministres de l'Opep réunis mercredi à Vienne trouveront un accord pour encadrer la production de pétrole afin de soutenir les prix, a déclaré un délégué irakien.
Le sentiment général est pourtant plutôt mitigé, l'Iran et l'Irak résistant à la pression de l'Arabie saoudite en faveur d'un accord entre membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.
"Il y aura un accord aujourd'hui", a déclaré le délégué irakien en pénétrant dans l'hôtel viennois où se tiennent des discussions informelles, prélude à la réunion officielle des ministres au siège du cartel.
Les futures sur le Brent ont augmenté leurs gains après les propos du délégué irakien.
Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, s'est dit pour sa part optimiste et a déclaré qu'il n'avait pas été demandé à l'Iran de réduire sa production.
L'Iran a écrit mardi à l'organisation que l'Arabie saoudite devait ramener sa propre production de 10,5 à 9,5 millions de barils par jour (bpj), alors que Ryad propose de s'en tenir à 10 millions, selon des sources au sein du cartel.
Les 14 pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui représentent un tiers de la production mondiale, étaient parvenus en septembre à un accord de principe pour ramener leur production dans une fourchette comprise entre 32,5 et 33 millions bpj contre 33,64 millions bpj actuellement.
L'Opep a indiqué que la Libye, le Nigeria et l'Iran, pays frappés par des sanction ou par des troubles intérieurs, seraient exemptés de ces réductions, une décision perçue comme une victoire par Téhéran.
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L'Iran, dont la production a été pénalisée par les sanctions occidentales, veut désormais regagner des parts de marché.
Ces dernières semaines, la position de Ryad a évolué. L'Arabie saoudite propose désormais de réduire sa production de 500.000 bpj, selon des sources du cartel, et suggère que l'Iran plafonne la sienne à 3,8 millions de bpj, soit à peu près le volume actuel.
De son côté, Téhéran a laissé entendre qu'il voulait produire 4,2 millions de bpj par jour.
L'Irak ne veut pas non plus se voir imposer un encadrement trop strict de sa production, arguant de ses besoins financiers liés à la lutte contre l'organisation djihadiste Etat islamique (EI).
L'Iran et l'Irak produisent à eux deux plus de huit millions de bpj contre 10,5 millions de bpj pour l'Arabie saoudite.
Le différend entre Ryad et Bagdad porte sur le chiffrage de la production irakienne, suivant que l'Irak emploie sa propre méthode ou qu'elle repose sur celle d'experts de l'Opep, qui donne un résultat plus bas.
Vers 8h30 GMT, le Brent gagnait 3,3% à 47,91 dollars le baril.
Certains experts de Morgan Stanley et de Macquarie estiment que les prix du pétrole pourraient descendre à 35 dollars le baril si l'Opep ne parvenait pas à un accord.
(Rania El Gamal et Alex Lawler; Patrick Vignal et Catherine pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)
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