Tirs meurtriers sur Alep, les rebelles refusent de partir
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BEYROUTH (Reuters) - Les rebelles syriens ne se retireront pas des quartiers encore sous leur contrôle dans la partie orientale d'Alep, a annoncé mercredi un haut responsable des insurgés tandis que de nouveaux bombardements meurtriers étaient signalés sur la ville du nord de la Syrie.
"Un retrait des factions a été rejeté", a annoncé à Reuters Zakaria Malahifji, chef du bureau politique du groupe rebelle Fastakim, joint en Turquie.
"C'est la décision des factions", a-t-il poursuivi.
Depuis ce week-end, les forces pro-gouvernementales syriennes qui progressent rapidement dans Alep-Est ont repris plusieurs quartiers que tenait la rébellion.
Plus de 50.000 personnes ont été déplacées par les combats Est ces quatre derniers jours face à l'intensification de l'offensive des forces pro-gouvernementales, a rapporté mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Le CICR évoquait la veille 20.000 déplacées.
La défense civile présente dans les zones sous contrôle rebelle de la ville a par ailleurs fait état de la mort de plus de 45 personnes mercredi dans un tir d'artillerie.
Le tir, précise la défense civile, a fait également des dizaines de blessés parmi des civils déplacés. La plupart des morts sont des femmes et des enfants.
Dans Alep-Ouest, sous contrôle gouvernemental, huit personnes ont été tuées dans un bombardement rebelle, rapporte l'agence officielle de presse syrienne Sana.
(Tom Perry; Henri-Pierre André pour le service français)
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