La Corée du Nord rejette les nouvelles sanctions de l'Onu
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SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a rejeté jeudi les nouvelles sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies à la suite de son essai nucléaire mené en septembre.
Dans un communiqué diffusé par l'agence nord-coréenne de presse KCNA, le ministère des Affaires étrangères dénonce une atteinte à la souveraineté et au droit à la survie de la République populaire démocratique de Corée.
Le régime de Pyongyang, ajoute le ministère, prendra des mesures d'autodéfense adéquates en réponse à ces sanctions.
Condamnant l'essai nucléaire souterrain auquel le pays a procédé en septembre en violation de plusieurs résolutions onusiennes, le Conseil de sécurité a adopté ces nouvelles sanctions mercredi à l'unanimité.
La résolution, qui avait été négociée notamment par les Etats-Unis et la Chine, réduit d'environ 60% les exportations de charbon nord-coréen en fixant un plafond annuel de 400,9 millions de dollars ou de 7,5 tonnes cubes.
Le charbon est le premier produit d'exportation de la Corée du Nord. D'après les informations disponibles, la Chine est son seul destinataire. Pékin devra donc réduire de 700 millions de dollars ses importations de charbon nord-coréens en prenant les échanges 2015 pour référence.
La résolution interdit également au régime de Pyongyang les exportations de cuivre, de nickel, d'argent et de zinc ainsi que la vente de statues.
La Corée du Nord a fait depuis 2006 l'objet de plusieurs trains de sanctions en raison de son programme nucléaire et de ses tirs de missiles balistiques.
Le dernier essai nucléaire en date a été mené le 9 septembre et Américains et Chinois ont négocié pendant plus de deux mois le périmètre de ces nouvelles sanctions avant de les présenter à l'Onu.
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"Aucune résolution à New York ne pourra sans doute persuader Pyongyang de renoncer demain à sa quête incessante d'armes nucléaires. Mais cette résolution impose des coûts sans précédent au régime de la RPDC", a commenté Samantha Power, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'Onu.
"Au total, cette résolution privera la RPDC d'au moins 800 millions de dollars en devises fortes par an dont elle a besoin pour financer ses programmes interdits d'armement, soit 25% de la totalité des revenus à l'exportation de la RPDC", a-t-elle ajouté.
(Jack Kim avec Michelle Nichols aux Nations unies; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français)
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