"La reddition ou la mort" pour les rebelles retranchés dans Alep-Est
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ALEP, Syrie (Reuters) - Les insurgés syriens ne contrôlent plus qu'une petite partie d'Alep-Est, remplie de civils et soumise à des bombardements féroces de la part des forces pro-gouvernementales, et n'ont comme alternative que "la reddition ou la mort".
Un responsable du groupe rebelle Jabhah Chamiya, joint dimanche en Turquie, a déclaré que les forces de Damas, soutenues par l'aviation russe, s'étaient emparées dans la matinée du quartier d'Al Maadi.
A moins d'une intervention, a-t-il prévenu, on s'oriente "vers une fin tragique" et la seule alternative pour les insurgés semble être "la reddition ou la mort".
Il a ajouté que rien n'avait transpiré des discussions russo-américaines qui se sont déroulées samedi à Genève. Elle devaient reprendre dimanche.
D'après la Russie, dont l'intervention armée en soutien au régime du président Bachar al Assad a changé radicalement l'équilibre des forces en présence dans la guerre civile en Syrie, les forces pro-gouvernementales contrôlent désormais 93% de la ville d'Alep, divisée depuis l'été 2012.
L'estimation n'a pu être vérifiée de source indépendante, mais les forces d'Assad et leurs alliés, miliciens chiites iraniens ou libanais notamment, progressent rapidement dans la partie orientale de la ville depuis la fin novembre. Les insurgés sont aujourd'hui retranchés dans une poignée de secteurs, situés pour la plupart au sud de la Vieille Ville.
En l'espace de deux semaines à peine, ils ont perdu près des trois quarts des territoires qu'ils contrôlaient dans Alep-Est.
Tirs d'artillerie et bombardements aériens pilonnaient les positions rebelles dimanche, comme tous les jours précédents. On entendait une explosion par minute.
Les forces loyalistes ont notamment avancé dans les quartiers d'Asila et d'Asajam, au sud-ouest de la citadelle, ainsi que dans la partie sud du quartier de Karam al Daadaa.
Les combats ont fait des centaines de morts ces dernières semaines, selon des observateurs, et ravagé la ville. Plusieurs sites de la Vieille Ville, inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, sont désormais en ruines.
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L'exode des populations s'est parallèlement poursuivi.
(Laïla Bassam, avec Angus McvDowall et Tom Perry à Beyrouth, Henri-Pierre André et Gilles Trequesser pour le service français)
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