Trump juge "ridicules" les accusations de piratage de Moscou
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WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a jugé "ridicules" dimanche les informations selon lesquelles la Russie se serait ingérée dans l'élection présidentielle américaine dans le but de l'aider à accéder à la Maison blanche.
"Je pense que c'est ridicule. Je pense que c'est encore une excuse. Je n'y crois pas du tout", a-t-il déclaré dans une interview accordée samedi à l'émission de télévision Fox News Sunday et diffusée dimanche.
Il a accusé les démocrates d'alimenter la presse avec tout cela.
Citant des responsables américains au fait de l'affaire, le Washington Post a écrit vendredi que les agences du renseignement avaient identifié des individus liés au gouvernement russe responsables du piratage de milliers de courriels du Comité national démocrate et du président de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta.
Ces courriels auraient ensuite été envoyés à l'organisation WikiLeaks, qui les a publiés pendant la campagne.
Les pirates informatiques russes sont décrits comme des personnes connues des services de renseignement et membres d'une large opération destinée à réduire les chances d'élection de Hillary Clinton et favoriser Donald Trump le 8 novembre.
"L'objectif de la Russie était de favoriser un candidat par rapport à l'autre, afin de faire élire Trump", rapporte un responsable américain cité par le Washington Post.
En octobre, le gouvernement américain avait formellement accusé la Russie de mener une campagne de piratage informatique contre le Parti démocrate à l'approche de l'élection.
Barack Obama a demandé aux agences américaines du renseignement d'ouvrir une enquête sur le piratage informatique et sur l'intervention de puissances étrangères dans la campagne, a-t-on appris vendredi. Un rapport doit lui être remis avant son départ de la Maison blanche le 20 janvier.
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Les agences de renseignement américaines n'ont pas établi l'implication de Moscou dans les piratages ni le transfert des courriels à WikiLeaks. Les acteurs étaient éloignés d'"un cran" du gouvernement russe et n'étaient pas des fonctionnaires, rapporte le principal responsable cité par le Washington Post.
(Doina Chiacu, Gilles Trequesser avec Julie Carriat pour le service français)
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