Gentiloni forme son cabinet, nombre de ministres vont rester
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par Crispian Balmer
ROME (Reuters) - Paolo Gentiloni a consulté lundi les chefs de partis politiques pour constituer le prochain gouvernement italien et s'assurer qu'il a suffisamment de soutiens au Parlement pour ne pas échouer au premier obstacle.
Le ministre sortant des Affaires étrangères a été chargé dimanche par le chef de l'Etat, Sergio Mattarella, de former le nouveau cabinet, le 64e en 70 ans, après la démission de Matteo Renzi, provoquée par sa très nette défaite au référendum du 4 décembre sur un projet de réforme constitutionnelle.
Un représentant du Parti démocrate (centre gauche, auquel appartiennent Renzi et Gentiloni) a déclaré que sa formation soutiendrait le nouveau gouvernement, tout en disant penser que des élections législatives sont proches.
L'une des missions du gouvernement Gentiloni sera de mettre au point une nouvelle loi électorale, laquelle, si elle est promulguée rapidement, pourrait déboucher sur des élections au premier semestre 2017, avec un an d'avance sur le calendrier.
L'Italie dispose actuellement de lois électorales différentes pour ses deux chambres, et le chef de l'Etat juge nécessaire leur harmonisation, pour faire en sorte qu'un gouvernement cohérent puisse émerger du prochain scrutin.
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Le mouvement anti-establishment M5S milite pour une réforme rapide et des législatives anticipées le plus tôt possible.
ALFANO AUX AFFAIRES ETRANGERES
Matteo Renzi dit quant à lui s'attendre à des législatives anticipées en juin. "Les prochaines élections, vraisemblablement en juin, auront lieu à la proportionnelle", a-t-il dit dans une interview à Quotidiano.net. Il a souhaité bonne chance à Gentiloni, "personne de qualité, qui réussira".
"Nous espérons que des élections auront lieu le plus tôt possible", a-t-il dit par ailleurs, lundi, lors d'une réunion des instances dirigeantes du Parti démocrate.
Paolo Gentiloni sera reçu au Quirinal par le président aux alentours de 17h30 locales (16h30 GMT), ce lundi. Il lui dira selon toute vraisemblance qu'il dispose d'une majorité au Parlement et lui soumettra la liste de ses ministres, qui comprendra bon nombre de personnalités du cabinet Renzi.
Il y aura bien un changement de taille, car selon deux sources, il est pour ainsi dire acquis que le ministre de l'Intérieur sortant, Angelino Alfano, fondateur du parti "Nouveau centre droit", va se voir confier le portefeuille des Affaires étrangères.
Selon une autre source politique, le ministre de l'Economie Pier Carlo Padoan, qui cherche actuellement à juguler une crise du secteur bancaire, sera maintenu à son poste. "Il est certain à 99% qu'il restera là où il est", a déclaré une source.
(avec Steve Scherer et Francesca Piscioneri; Eric Faye pour le service français)
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