L'opposition syrienne ne fera pas de concession, dit Hijab
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PARIS (Reuters) - L'opposition syrienne ne fera pas de concession, malgré l'avancée de l'armée syrienne et de ses alliés à Alep, a assuré lundi le coordinateur général du Haut comité de l'opposition syrienne Riyad Hijab.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a estimé lundi que la bataille d'Alep, où les forces de Bachar al Assad ont encore repris le contrôle de plusieurs quartiers tenus par les rebelles, touchait à sa fin.
"Si Bachar al Assad et ses alliés croient qu'une avancée militaire dans certains quartiers d'Alep signifie que nous allons faire des concessions ou marchander sur les buts de la révolution : non", a dit Riyad Hijab à l'issue d'un entretien avec le président français, François Hollande, à l'Elysée.
"Nous ne ferons pas de concession, nous n'allons pas marchander les droits du peuple syrien", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas de place pour les assassins, ceux qui ont tué le peuple syrien, ceux qui ont commis des crimes contre le peuple syrien. Ceux-là n'auront pas de place, ni pendant la phase transitoire ni dans l'avenir de la Syrie."
"Nous voulons un processus politique véritable qui permette de passer de la dictature militaire en Syrie (...) à un Etat démocratique", a-t-il encore déclaré.
François Hollande a une nouvelle fois apporté son soutien à l'opposition modérée syrienne et condamné les attaques du régime sur les quartiers d'Alep contrôlés par les opposants.
"Ce que nous savons des bombardements incessants qui s'y produisent crée une émotion aujourd'hui partagée mais crée surtout un sentiment de révolte par rapport à cette répétition de massacres à Alep", a dit le président français.
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"Le régime croit avoir gagné une partie alors qu'il a simplement gagné une horreur supplémentaire après tant d'autres commises", a-t-il ajouté. "Les actions de force qui sont commises aujourd'hui (...) sont en fait des crimes de guerre", a-t-il encore déclaré, ajoutant qu'"il n'y aura pas d'impunité".
Le président français a de nouveau affirmé la nécessité de créer des couloirs humanitaires et qu'il n'y aurait pas d'issue au conflit sans cessez-le-feu et solution politique à terme.
La chute d'Alep-Est, qui semble désormais imminente, porterait un coup sévère aux espoirs des rebelles de renverser Bachar al Assad et renforcerait l'emprise de ce dernier sur la "Syrie utile", sans pour autant rétablir son autorité sur l'ensemble du pays, comme en témoigne la reprise de Palmyre par l'Etat islamique (EI) dimanche.
"Ils fuient devant l'organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l'EI-NDLR) comme des rats à Palmyre", a ajouté Riyad Hijab. "Ce sont des lions uniquement face aux civils désarmés, face aux gens qui ne peuvent pas se défendre, alors qu'ils fuient comme des lapins devant Daech à Palmyre et ailleurs."
(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)
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