Vol MS804: Des traces d'explosif sur les restes de victimes
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LE CAIRE (Reuters) - Des traces d'explosif ont été retrouvées sur les restes de passagers du vol MS804 d'EgyptAir qui s'est abîmé en Méditerranée le 19 mai alors qu'il effectuait la liaison entre Paris et Le Caire, a annoncé jeudi la commission d'enquête égyptienne dans un communiqué.
La catastrophe a coûté la vie à 66 personnes, dont 15 Français. Le parquet de Paris, qui a ouvert le 27 juin une information judiciaire pour "homicide involontaire", n'a pas retenu la piste terroriste.
La commission d'enquête égyptienne ne fournit aucune précision dans son communiqué, mais indique que ses conclusions ont été transmises à la justice.
Selon une source égyptienne proche de l'enquête, Le Caire à informé la France il y a plusieurs mois de la découverte de ces traces d'explosif, mais les enquêteurs français ont demandé plus temps pour examiner leurs conclusions.
"Voilà pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour que ce soit annoncé", a-t-on ajouté.
Le Figaro écrivait en septembre que les enquêteurs français avaient décelé des traces de TNT sur des débris de l'A320, mais ajoutait qu'ils n'avaient pas pu procéder à des examens complets. De leur côté, les autorités égyptiennes ont nié s'être opposées à la poursuite de leur travail.
LA FRANCE S'IMPATIENTE
Le gouvernement français n'a pas caché son impatience face aux lenteurs de l'enquête, mais n'en a pas tenu rigueur aux autorités égyptiennes, avec lesquelles il entretient de bonnes relations et qui ont passé en 2015 une commande de 5,2 milliards d'euros comprenant les premiers Rafale exportés par Dassault Aviation.
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"La France entend que la transmission de ce rapport au Parquet général égyptien ouvre le plus rapidement possible la voie à la restitution des dépouilles des victimes aux familles. C'est le voeu que le ministre des Affaires étrangères et du développement international, Jean-Marc Ayrault, a exprimé à plusieurs reprises auprès de son homologue égyptien, Sameh Choukry", dit le Quai d'Orsay dans un communiqué.
Deux sources occidentales ayant connaissance de l'enquête ont exprimé des doutes au sujet des traces d'explosif et estiment que la piste d'un défaillance technique reste la plus probable.
L'analyse de l'enregistrement audio d'une des "boîtes noires" de l'appareil permet de penser qu'un incendie s'est déclaré à bord avant la catastrophe.
Selon un porte-parole joint jeudi, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui contribue à l'enquête, n'a pas été impliqué dans l'examen des traces d'explosif. Airbus s'est par ailleurs refusé à tout commentaire sur l'annonce de la commission d'enquête égyptienne.
(Asma Alsharif, Haitham Ahmed et Lin Noueihed avec Tim Hepher et John Irish à Paris; Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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