Onze membres des forces de sécurité tués au Burkina Faso
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OUAGADOUGOU (Reuters) - Dix soldats et un gendarme ont été tués vendredi par une quarantaine d'assaillants armés dans l'attaque d'un poste militaire dans le nord du Burkina Faso à une trentaine de kilomètres de la frontière du Mali, a annoncé l'armée burkinabée.
L'attaque a débuté vers 05h00 (05h00 GMT) impliquant "environ 40 individus lourdement armés qui n'ont pas été identifiés dans l'immédiat", a précisé l'armée dans un communiqué.
Une nouvelle organisation rebelle, conduite par un ancien lieutenant du djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, donné pour mort à plusieurs reprises, avait revendiqué l'attaque d'une position de l'armée burkinabée en septembre.
Plusieurs hommes avaient tué trois soldats et deux civils en octobre au cours d'une autre opération.
Une attaque contre l'hôtel Splendid et un restaurant voisin, fréquentés par les Occidentaux et les soldats français de l'opération Barkhane à Ouagadougou, avait provoqué la mort de 29 personnes en janvier.
A la différence du Mali voisin, le Burkina Faso avait jusqu'alors été largement épargné par les violences islamistes, bien que le pays ait connu des troubles politiques.
(Mathieu Bonkoungou; Pierre Sérisier pour le service français)
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