Cinq arrestations dans une opération anti-ETA
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BORDEAUX, France (Reuters) - Cinq personnes dont Michel Tubiana, ancien président de la Ligue des Droits de l'Homme, ont été arrêtées et des armes et explosifs saisis vendredi soir à Louhossoa près de Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques lors d'une opération conjointe de la police française et de la Garde civile espagnole, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
La maison a été ciblée par les autorités comme étant une cache de l'ETA. Si des armes et des explosifs ont été découverts, il était encore impossible de connaître le détail de la saisie effectuée.
Parmi les cinq personnes arrêtées se trouvaient outre Michel Tubiana, Jean-Noël Etcheverry, dirigeant du mouvement écologiste basque Bizi et Michel Berhocoirigoin, dirigeant d'une structure militante paysanne basque.
Dans la soirée, un courrier signé de ces trois personnes a été envoyé à un Médiabask et diffusé sur Twitter avec un titre indiquant "la société civile a pris ses responsabilités et a déclenché le démantèlement de l'arsenal militaire de l'ETA" avec en sous-titre "opération policière en cours pour entraver cette initiative".
"Nous, membres de la société civile, n'ayant aucun lien de subordination avec l'ETA, avons décidé d'enclencher le processus de désarmement de l'organisation armée, et de procéder à la destruction d'un premier stock d'armes", indique le courrier. Mediabask publie également quatre courriers qui auraient été échangés entre ETA et les trois signataires.
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Dans un communiqué le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, indique que "cette opération constitue un nouveau coup dur porté à ETA, après la découverte, le 12 octobre dernier, d'une importante cache d'armes en forêt de Compiègne, puis l'interpellation, le 5 novembre, à Ascain, dans les Pyrénées-Atlantiques, du chef présumé de l'appareil militaire de l'organisation terroriste, avec deux de ses complices."
L'ETA a annoncé en octobre 2011, son abandon définitif de la lutte armée mais a depuis toujours refusé de rendre les armes.
Plus de 800 personnes ont péri dans les attaques et les attentats commis par le groupe séparatiste basque pendant près de quatre décennies.
(Claude Canellas)
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