Trump promet la mise en place de "zones de sécurité" en Syrie
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ORLANDO/WASHINGTON (Reuters) - Le président élu américain, Donald Trump, a pris vendredi l'engagement d'établir des "zones de sécurité" pour aider les civils syriens confrontés à la guerre, un projet que le président Barack Obama a jugé difficile à mettre en oeuvre.
Les deux hommes ont évoqué le conflit syrien chacun de leur côté alors que l'évacuation des civils encore piégés à Alep a été suspendue vendredi.
"Nous allons essayer et régler ça, et nous allons essayer d'aider la population", a déclaré Donald Trump, qui doit entrer en fonction le 20 janvier.
"Nous allons établir des zones de sécurité", a-t-il dit à une foule de partisans réunis à Orlando, en Floride.
Interrogé plus tôt sur une telle hypothèse, Barack Obama a estimé qu'elle représentait un défi parce que de telles zones nécessiteraient une protection par des troupes au sol, une perspective que le régime syrien et ses alliés refuseront sans doute.
Barack Obama a dit espérer que la Syrie et Russie céderont à la pression de la communauté internationale qui s'émeut du sort réservé à la population d'Alep et que les deux pays coopèrent avec la Turquie pour permettre aux civils de quitter la ville.
Le président sortant a été confronté au conflit syrien pendant la majorité des huit années passées à la Maison blanche et a toujours refusé d'engager des troupes au sol, s'efforçant de trouver une issue diplomatique.
"Je ne peux pas dire que nous ayons rencontré le succès. Et cela fait partie d'une série de questions et de problèmes du monde avec lesquels je dois m'endormir chaque nuit", a dit le président américain, esquissant une forme de mea culpa.
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Il a toutefois rejeté la responsabilité de la tragédie syrienne sur Damas et ses alliés russes et iraniens. "La responsabilité de cette brutalité repose en un seul endroit : le régime d'Assad et ses alliés, la Russie et l'Iran. Et le sang versé est sur leurs mains et ils sont responsables des atrocités commises", a déclaré le président américain.
(Steve Holland et Roberta Rampton, Nicolas Delame pour le service français)
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